Le SIAM met les solutions techniques à  la portée des producteurs

Plus de 800 000 visiteurs, professionnels et particuliers et 1 060 exposants de 52 pays enregistrés. Montée en gamme dans le domaine des équipements.

Arrivé à sa VIIIe édition qui s’est tenue du 24 au 28 avril, le Salon international de l’agriculture de Meknès a atteint largement les objectifs qu’il s’était fixés puisqu’il est devenu un lieu incontournable de rencontres et de partenariats dans le domaine agricole. Pendant cinq jours, plus de 800 000 visiteurs, professionnels et particuliers, ont arpenté les allées des 10 ha, dont 70% couverts, occupés par 1 060 exposants de 52 pays. En somme, ils étaient nombreux à présenter leurs produits et services de toute la filière. Un avis largement partagé est que l’édition de cette année, placée sous le thème du «commerce agricole», a été bien organisée. Bref, le SIAM a gagné en maturité, et l’on présume que les exposants, notamment étrangers, seront toujours plus nombreux. Il en est ainsi de Sabri Benguirat Sabri, DG de la pépinière arboricole Mabrouka (8 millions de plants en Tunisie, un million en Algérie et 500 000 en Libye), dont c’était la première visite au SIAM : «Le salon est très ciblé, technique et pragmatique». En d’autres termes, il est possible d’y trouver une réponse à ses interrogations professionnelles sans perdre de temps.

Dans le domaine technique, les visiteurs ont eu droit à la machinerie, toujours plus diversifiée. L’élément marquant est la montée en puissance du matériel chinois. «Aujourd’hui, nous offrons des équipements de qualité, et les agriculteurs ne sont plus aussi hésitants qu’ils l’étaient au début. Ils ont vu le matériel fonctionnant sur le terrain, ce qui a renforcé leur confiance», explique Adlouni Mohamed, directeur commercial de Foton.

Les solutions sont aussi plus nombreuses dans le domaine énergétique compte tenu des innovations. Par exemple, souligne Ali Sedki, PDG de Photonics, société spécialisée dans le photovoltaïque, «il y a quelques années, le pompage solaire était limité par les faibles capacités de débit et par les prix élevés. Aujourd’hui, on peut aller jusqu’à plus de 300 m de profondeur et à des débits dépassant 200 m3/h». Cette technologie est promise à un bel avenir, notamment grâce à la subvention de 15 000 DH/ha plafonnée à 75 000 DH (5 ha) décidée lors du Salon pour promouvoir les installations intégrées (pompage + goutte-à-goutte) favorisant les économies en eau. Mais comme chaque année, le pôle élevage est le plus visité. A ce propos, Mohamed El Kharroussi, président de la Coopérative des éleveurs de bovins de Benslimane et membre du conseil d’administration de l’Association nationale des éleveurs de bovins (ANEB), se félicite de la nette amélioration de la qualité des animaux exposés et des contacts avec les délégations étrangères à l’instar de celles de la Belgique (invitée d’honneur), l’Autriche, l’Allemagne et des partenaires classiques, la France et l’Espagne.

«Tous ces contacts et échanges tirent le secteur vers le haut, en plus du PMV qui commence à donner ses fruits dans la filière animale, puisque les meilleures bêtes présentées proviennent d’unités d’élevage ayant bénéficié des aides et subventions publiques», souligne M. El Kharroussi. Comme quoi une stratégie claire permet de progresser rapidement.