Le secteur avicole épargné par la crise

La production de viandes de volailles a progressé de 7,7% en moyenne lors des 4 dernières années et celle d’œufs de consommation de 3,5%. La filière couvre actuellement 100% des besoins internes.

Le salon Dawajine 2016, organisé par la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA) du 24 au 26 novembre, a permis de faire le point sur une filière qui a grandement bénéficié de la dynamique insufflée par le Plan Maroc Vert. Le secteur a en effet bénéficié en 2009 d’un premier contrat-programme renouvelé pour la période 2011-2020 entre le gouvernement et la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole pour un investissement global de 3,76 milliards de DH. Le contrat-programme a pour objectif de garantir la sécurité alimentaire du pays en protéines d’origine animale, la mise à niveau du secteur avicole et l’orientation de l’investissement vers la modernisation des unités d’élevage, l’installation de structures de valorisation des produits avicoles, le développement de modèles d’agrégation autour des abattoirs avicoles et des centres de conditionnement d’œufs de consommation, le développement de l’élevage alternatif et la promotion de l’exportation des produits avicoles.

Avec un taux d’accroissement moyen, au cours de ces quatre dernières décennies, d’environ 7,7% de la production de viandes de volailles et de 3,5% de celle d’œufs de consommation, le secteur avicole constitue l’une des activités agricoles les plus dynamiques au Maroc.

534 000 tonnes de viandes de volailles et 5 milliards d’œufs de consommation produits

Compte tenu de leurs prix relativement bas par rapport aux autres denrées animales, les produits avicoles sont consommés par l’ensemble de la population et constituent le seul recours pour l’amélioration de la sécurité alimentaire du pays en termes de protéines d’origine animale. Avec une production moyenne de 534000 tonnes de viandes de volailles et 5 milliards d’œufs de consommation, ce secteur couvre, actuellement, 100% des besoins en viandes de volailles représentant 52% de la consommation totale toutes viandes confondues et 100% des besoins en œufs de consommation.

Seulement, l’un des principaux défis de la filière est de garantir un état sanitaire aux normes. Il est en effet difficile de calmer les consommateurs quand les bruits d’une maladie se font entendre. Le mois dernier, après la déclaration de l’Organisation mondiale de la santé de l’existence d’un foyer pathogène de H1N1 en Algérie, l’ONSSA a tenu à rassurer l’opinion publique sur l’état sanitaire du cheptel avicole au Maroc. Il était précisé que la consommation des viandes de volailles, des œufs de consommation et de tout produit alimentaire à base de viandes de volailles ayant subi le contrôle vétérinaire ne présente aucun risque pour la santé humaine.