Le rythme d’insertion des diplômés s’accélère

4 472 contrats conclus grà¢ce à  l’Anapec lors des deux premiers mois de 2006.

Les journées «Initiatives emploi», tenues au mois de septembre 2005, étaient sorties avec plusieurs recommandions destinées à asseoir une politique à long terme de promotion de l’emploi et d’insertion des jeunes. Elle avaient aussi placé l’Anapec (Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences) au cœur du processus pour être le moteur de la politique du gouvernement dans ce domaine. Où en est-on aujourd’hui, six mois après l’adoption de ces recommandations ?

A l’évidence, et les chiffres en témoignent, l’agence est en train d’opérer une percée quantitative dans le domaine de l’insertion. Déjà en 2005 le nombre de personnes placées a augmenté de 20% par rapport à 2004, passant de quelque 17 000 à 24 000 diplômés. Qui plus est, 70% des personnes insérées en 2005 l’ont été durant les quatre derniers mois de cette année, précise le DG de l’Anapec, Hafed Kamal. Pour les deux premiers mois de l’année 2006, on compte 4 472 contrats d’insertion dont 2 685 «premier emploi» et 1 787 de droit commun.

Mais, pour être pertinents, ces chiffres doivent être replacés dans leur contexte, c’est-à-dire l’objectif annoncé par le gouvernement d’insérer 200 000 personnes en 3 ans. Le rythme d’insertion annuel moyen doit donc être multiplié par quatre… Et c’est faisable au vu des ambitions qu’affiche aujourd’hui l’Anapec. En termes d’approche, des actions ont déjà été menées pour mobiliser le personnel de l’Anapec, quelque 300 personnes aujourd’hui, autour d’objectifs chiffrés précis. Par ailleurs, un projet pilote est en train d’être monté avec l’Union européenne, avec un budget de 8 millions d’euros pour canaliser une immigration légale vers des pays comme l’Espagne, la France ou l’Italie, avec lesquels le Maroc est lié par des accords sur la main-d’œuvre. Le projet vise à placer de manière organisée 4 000 à 5 000 personnes par an. A plus long terme, l’Anapec travaille sur l’extension de son réseau et compte passer en 3 ans de 24 agences à 44 avec une large autonomie pour ce qui est de la prospection, du placement et de l’accompagnement.
Sur le terrain, la politique de l’agence consistera aussi à s’adosser aux grands chantiers d’infrastructures en cours de réalisation (Plan Azur, Tanger Med, aménagement du Bouregreg, etc.), et, d’une manière générale, aux grands projets d’investissements émanant de la direction des Investissements ou des CRI (Centres régionaux d’investissement). A titre d’exemple, une convention vient d’être signée avec la Société d’aménagement de la baie du Bouregreg pour la création de 30 000 emplois, selon les besoins, durant la période d’aménagement et après.

Enfin, pour ce qui est de l’intermédiation des cabinets privés, un manuel de procédures a été élaboré, de même qu’un cahier des charges et une tarification précise que le prochain conseil d’administration de l’Anapec devra valider prochainement.