Le repos biologique devrait être prolongé jusqu’à  janvier

La biomasse est reconstituée, mais elle est encore composée à 72 % de juvéniles.

Les réunions regroupant les professionnels de la pêche hauturière et les responsables de l’Administration ont repris le lundi 1er novembre pour statuer sur la prolongation de l’arrêt biologique.
Une décision sera prise en fonction des résultats des missions du bateau de l’INRH (Institut national des recherches halieutiques). Selon des professionnels, les premiers résultats font état de la reconstitution de la biomasse, mais les juvéniles constituent 72 % de l’effectif. Ceci indique que l’arrêt biologique, habituellement limité aux mois de septembre et octobre, devrait être prolongé jusqu’à janvier, sinon plus longtemps.
La prolongation de l’arrêt biologique offre des chances aux juvéniles d’atteindre la taille adulte pour garantir la réussite d’une nouvelle saison de reproduction. De plus, les armateurs sont eux-mêmes défavorables à une sortie en mer. «Si c’est pour réaliser de maigres résultats comme ceux de la dernière campagne, nous préférons garder les chalutiers amarrés au port», précisent-ils.

Programme de reconversion pour les unités de congélation
Quoi qu’il en soit, les conséquences de l’arrêt de la pêche au poulpe sont désastreuses sur la santé financière des entreprises spécialisées dans cette pêcherie. En 2004, les navires n’ont pu sortir en mer qu’entre juin et août.
Les marins se considèrent comme les «laissés-pour-compte» dans cette situation difficile. Dans la majorité des cas, ils ne reçoivent pas de salaire lorsque les bateaux sont immobilisés au port. Ainsi, M. Yazidi, président du Syndicat des officiers et des marins de la pêche hauturière, a annoncé la tenue d’un sit-in, le mardi 9 novembre courant, devant le siège du ministère des Pêches à Rabat. Parmi les revendications, figure l’annulation de la dernière mesure concernant la possibilité donnée aux armateurs de transférer les quotas de pêche d’un bateau à l’autre. La raison est qu’en réduisant le nombre de bateaux intervenant en mer, les armateurs peuvent également limiter leurs effectifs.
Les arrêts biologiques ont également affecté les unités de congélation. Pour leur reconversion, celles de Dakhla ont reçu des licences de pêche de pélagiques. Ce qui n’est pas encore le cas pour les unités de Laâyoune, malgré les promesses du ministère.