Le privé a produit 61% des logements sociaux livrés en 2005

113 300 logements et lots produits en 2005, une première
40 000 unités de plus qu’en 2004.

Quelque 113 300 logements sociaux et lots aménagés ont été livrés en 2005. Pour la première fois, l’objectif des 100 000 logements par an fixé il y a plus de dix ans est dépassé. Pour le ministère de l’Habitat et de l’urbanisme, il s’agit de garder le cap, en menant à terme les chantiers des 770 000 unités (lots et logements) lancés entre 2003 et 2005 pour combler un déficit équivalent évalué en 2002, sans compter plus de 540 000 autres à restructurer, c’est à dire à raccorder aux services de base en électricité, eau et assainissement. Sachant qu’en 2004 la livraison de logements sociaux avait atteint 76 500 unités, il paraît clair que la cadence a été accélérée.

Ce qui est aussi remarquable, c’est que la part du secteur privé dans la construction de ces logements ne cesse d’augmenter atteignant, pour cette année 2005, 61% contre 39% pour les organismes publics. Ceci, en dépit du fait que le nombre d’opérateurs privés qui s’investissent dans ce créneau du logement social est très limité.

Plus de logements que de lots aménagés
Autre constat, les logements prennent le pas sur les lots aménagés. Les premiers représentent 64 % des réalisations contre 36 % pour les seconds. Mais le ministère n’a pas encore arrêté les statistiques relatives à la répartition géographique.

Quoi qu’il en soit, on reconnait qu’il reste encore du travail à faire sur d’autres dossiers relatifs à l’habitat pour mener une politique dont les contours ont été dessinés par la déclaration du premier ministre. Ces chantiers concernent la production quantitative de logements, mais aussi les mesures d’accompagnement pour atteindre ce que l’on appelle «un logement décent pour tous». Pour ce faire, un certain nombre de chantiers sont aujourd’hui ouverts. C’est le cas de l’habitat menaçant ruine, problème que connaissent la plupart des grandes villes.

Un autre chantier concerne l’habitat en milieu rural, archaïque et n’obéissant souvent à aucun schéma directeur, sans parler de l’accès aux infrastructures de base.
On peut dire que toute la politique du gouvernement en matière de logement social se décline en deux axes. Le premier consiste à élaborer une offre diversifiée en matière de logement. La preuve de cette diversification est, pour ne citer que cet exemple, le programme de construction des villas économiques qui rencontre un succès étonnant. Le second réside dans la volonté affirmée de moderniser et mettre à niveau le secteur privé national. La tâche n’est évidemment pas aisée.