Le PIB n’a crû que de 1,7% au premier trimestre 2014

Les activités du secteur secondaire ont augmenté de 1,8% en glissement annuel. La branche de l’industrie de transformation en hausse de 0,9%, mais elle est en décélération depuis plusieurs années.

Al’image de l’ensemble de l’exercice, dont on estime la croissance à 2,5%, le premier trimestre de 2014 est à la peine avec une hausse de l’activité de 1,7%, en ralentissement prononcé par rapport à la même période de 2013 où la progression du PIB avait été de 3,8%.
Si l’on met de côté l’agriculture, dont la valeur ajoutée connaît une forte volatilité, liée aux conditions climatiques, les autres activités, qui tirent l’essentiel de la croissance, ne croissent pas suffisamment, de sorte à tirer vers le haut le PIB global. En effet, le secteur secondaire, qui pèse quelque 28% du PIB nominal, n’a progressé que de 1,8%.

C’est vrai, d’un autre côté, que cette hausse vient après une baisse de 1,4% à la même période de 2013. Et toutes les branches de ce secteur, précisément, avaient enregistré des baisses, sauf l’industrie de transformation, qui, elle, était en stagnation. Cela pour dire que le faible niveau de croissance du secteur secondaire en ce premier trimestre 2014 tient aussi de l’effet de base.

C’est pourquoi il faudrait que la croissance soit forte et surtout durable pour rattraper les retards, combler les déficits. Or, ce que l’on observe, c’est exactement le contraire: il y a une décélération du rythme de croissance de ce secteur secondaire qui passe de quelque 4% entre 2000 et 2005 à 3,2% entre 2006 et 2013. Bien sûr, dans ce recul il y a l’effet de volatilité de la branche de l’industrie d’extraction, laquelle connaît, comme on sait, des difficultés sur les marchés mondiaux avec la chute des prix des phosphates ; il y aussi le retournement de la conjoncture dans le BTP, où l’on est passé de taux de croissance annuelle de 7, 8, 9 voir 11% au cours des années 2000 à 2008 à des niveaux beaucoup plus modestes (2,6% en 2010, 2,1% en 2012 et 1,4% en 2013).

Surtout, c’est la contre-performance du secteur industriel qui interpelle : de 3,4% par an en moyenne sur la période 2000-2005, la croissance du secteur industriel est retombé à une moyenne de 2,3% sur la période 2006/2013. Et pour le premier trimestre de cette année, l’augmentation n’est que de 0,9% !

En revanche, le secteur tertiaire continue de croître à un rythme relativement intéressant : +3,5% au premier trimestre après 3% au même trimestre de 2013. Et toutes les branches qui le composent dégagent des résultats positifs, notamment les hôtels et restaurants (+6,5%) ; le transport (5%), les postes et télécommunications (4,9%)… Les activités du tertiaire, rappelons-le, pèsent plus de 50% du PIB nominal.