Le nouveau zoo de Rabat ouvrira ses portes dans quelques semaines

Le transfert des animaux vers le nouveau site est en cours. Les prix d’entrée varient en fonction des périodes de la semaine, de la journée et de la catégorie des visiteurs. L’étude de la deuxième phase pour la construction d’un parc de safari nocturne et d’un motel est prête.

Le Maroc aura enfin son premier parc zoologique aux normes internationales. Il sera ouvert à Rabat, dans quelques semaines, non loin de l’emplacement de l’ancien zoo, à une centaine de mètres du complexe sportif Moulay Abdellah. Chargée de la réalisation de ce projet qui a coûté 460 MDH, la société «Jardin zoologique national» dont le conseil d’administration est présidé par Abdeladim Lhafi, Haut commissaire aux eaux et forêts, a achevé la première phase du projet qui consistait à aménager sur 30 hectares les locaux et espaces devant abriter les animaux. Actuellement, elle s’attelle au transfert de ces derniers vers le nouveau site. Cela va prendre quelques semaines car la tâche n’est pas facile. «Le déplacement des animaux d’un milieu fermé vers un autre plus ou moins ouvert doit s’effectuer avec beaucoup de précautions», explique un responsable de la société. Il y a aussi les espèces récemment acquises, qui ont besoin d’une période d’acclimatation. «Les efforts sont focalisés, entre autres, sur des rhinocéros d’Afrique du Sud qui vivaient dans un espace très ouvert», ajoute la même source.
Le parc ne sera donc plus un enchevêtrement de cages et d’espaces où sont exposés des animaux. Il sera avant tout un centre de conservation des espèces de la région. C’est pourquoi il aura une vocation dédiée à la faune africaine, à commencer par celle des montagnes de l’Atlas dont un modèle géant de 15 mètres de hauteur a été édifié en face de l’entrée principale.

Le changement est radical au niveau des services proposés aux clients

Les nouvelles installations, à l’instar d’une clinique vétérinaire équipée des dernières technologies, attestent de la transformation radicale du zoo. Il dispose également d’un lazaret qui permet de mettre en quarantaine les animaux en observation.
Autre nouveauté : les animaux évolueront en quasi liberté dans des enclos reconstitués à l’image de leur milieu naturel. La roche artificielle a été utilisée pour créer des semblants de reliefs naturels comme les dunes, les collines et les falaises. Ceux-ci, comme les cours d’eau artificiels, servent de séparations entre les différentes espèces ainsi qu’entre ceux-ci et les visiteurs. Ces derniers disposeront de deux circuits de 3 km au total : l’un représentant l’ambiance des déserts et de la savane africains et l’autre la forêt tropicale et les marécages.
Enfin, le changement est également radical au niveau des services proposés aux clients. Les visiteurs auront le choix entre cinq restaurants dont deux fast-foods.
Cette offre sera renforcée dans la deuxième phase du projet par la construction sur 20 hectares d’un safari nocturne et d’un motel. Le dossier est finalisé, reste le montage financier sur lequel est en train de travailler la société. En attendant, les équipements de base comme les voiries et les canalisations sont déjà réalisés. Pour l’accès du public au nouveau parc, «les prix diffèreront en fonction des catégories de visiteurs (jeunes, groupes, étudiants, familles nombreuses…) ainsi que de la nature des services et des périodes de la semaine et de la journée», indique un responsable de la société.