Le nouveau modèle de développement des régions du Sud se concrétise

Tout le potentiel des régions sahariennes sera mieux exploité au profit des populations locales. Une multitude de projets structurants totalisant 77 milliards de DH annoncés0.

Jeudi 5 novembre. Il est presque 20 heures et les principales artères du centre-ville de Laâyoune sont bondées. Des centaines de milliers de personnes se serrent les uns contre les autres, curieux de découvrir les coulisses des préparatifs des festivités du 40e anniversaire de la Marche Verte. Sur les terrasses des cafés, un autre sujet alimente particulièrement les discussions: Que va annoncer le Souverain dans son discours qu’on prédit déjà qu’il sera historique? Finalement, personne n’a été déçu.

Match de gala, concerts, marathon, course de chameaux ou encore tborida sont venus donner un charme particulier aux festivités attendues par certains, tandis que le discours royal attendu par d’autres est venu avec des promesses d’une vie meilleure, d’une nouvelle ère où développement économique rime avec développement social. Ces promesses ont même rapidement commencé à se concrétiser puisque, quelques heures à peine après l’annonce, élus et représentants des populations des trois régions concernées (Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab) assistaient à la présentation, par le gouvernement, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et les autorités locales, du modèle de développement des provinces du Sud en présence du Souverain. Il aura suffi que Mohamed Hassad, ministre de l’intérieur, et Mohamed Boussaid, ministre de l’économie et des finances, annoncent le chiffre faramineux de 77 milliards de DH qui seront alloués aux provinces du Sud pour que retentissent dans la salle applaudissements, clameurs et youyous, une image impressionnante qui restera longtemps gravée dans les mémoires.

Cette allocation permettra de financer infrastructures, projets de valorisation des ressources locales… Autant de projets qui devraient rapidement changer le quotidien des populations des provinces sahariennes, avec à la clé plusieurs dizaines de milliers de postes d’emplois. «Ce modèle de développement vise la création de pôles de compétitivité et repose sur des piliers majeurs, à savoir le développement économique, la promotion sociale, la bonne gouvernance, la durabilité et le renforcement de la connectivité», a expliqué Mohamed Boussaid. Ceci passera par une série de projets qui rappellent à ceux qui l’ont vécu la politique des grands chantiers lancés par feu Hassan II, mais qui cette fois-ci sera réservée aux provinces du Sud.