Le néerlandais Golden Tulipe prend en gestion les hôtels Farah

Le contrat concerne 5 hôtels qui totalisent 854 chambres

CMKD, propriétaire des murs, se recentre sur la promotion immobilière.

Après Banyan Tree, Four Seasons et d’autres poids lourds de l’hôtellerie mondiale en cours d’installation principalement à Marrakech, c’est au tour de l’opérateur néerlandais, Golden Tulipe Hopitality, de planter son étendard au Maroc. La Vie éco a appris que ce groupe, fondé en 1962 et présent dans 37 pays avec près de 250 hôtels dans le monde, vient de prendre en gestion la chaîne des hôtels Farah qui appartient au CMKD (Consortium maroco-koweitien de développement). Le deal comprend les deux unités cinq étoiles de Rabat et Khouribga et trois autres, des quatre étoiles, à Casablanca, Marrakech et Safi. Toutes passeront, dans les prochains jours, sous enseigne «Golden Tulipe», marque de luxe de l’hôtelier basé à Amersfoort en Hollande qui commercialise également celles de Golden Tulipe Resort (hôtels de loisir) et Tulipe Inn (catégorie économique) ainsi que des marques en association telles Pacific International et B & B Hotels. Au total, le nouvel arrivant sur le marché marocain récupère 854 chambres, suites et bungalows dont 319 pour la seule unité de Casablanca.

Un loyer annuel de 50 MDH
CMKD, pour sa part, trouve enfin un gestionnaire professionnel de renom pour son activité d’hôtellerie après la rupture, en 2003, de son partenariat éphémère avec l’espagnol Sol Melia avec lequel il en découd jusqu’à présent devant les tribunaux marocains. Le loyer annuel (un peu plus de 50 MDH), prévu dans le contrat entre les deux parties, permet au propriétaire de ne plus subir le risque opérationnel non négligeable notamment des unités de Safi et Khouribga dont les taux d’occupation ne dépassaient guère 40 %.

Rappelons que la chaîne Farah fut loin d’être un foyer de bénéfices pour le CMKD, filiale du Kuwait Investment Authority. Sa restructuration a, jusqu’à présent, nécessité la cession à perte, en 2003, de l’hôtel de Kénitra, la réduction en 2002, de 454 MDH du capital de Farah Maghreb, structure détentrice de l’hôtel de Casablanca, pour apurer les pertes cumulées et, enfin, des investissements de rénovation conséquents en 2003 et 2004.

CMKD peut ainsi se consacrer à ses projets de promotion immobilière, notamment les projets Diyar 6 et Diyar 7, dont le développement avait nécessité en août 2005 un nouvel apport des actionnaires de 187 MDH, ayant porté le capital à 829 MDH.