Le mouton entre 38 et 40 DH le kilo

Les tarifs de Metro et de Marjane servent de référence pour les
points de vente informels de Casablanca.

Combien de moutons disponibles à l’abattage ? Quels que soient les chiffres annoncés par les uns et les autres (le ministère de l’Agriculture évalue à 5,64 millions de têtes les disponibilités en ovins et caprins et l’Association nationale des sociétés pharmaceutiques vétérinaires table sur 3,4 à 4 millions), tous les marchés étaient, à deux jours de l’Aïd, bien approvisionnés et les moutons, correctement entretenus, sont de bonne qualité sanitaire. Ainsi, à Casablanca, ville qui représente plus de 30 % du marché national, on constate une pléthore de points de vente tout autour de la ville et le long des routes (vers El Jadida par exemple). Remarque importante, la vente sur place et au poids se développe d’année en année, ce qui permet de limiter les marchandages interminables qui, très souvent, profitent très peu au consommateur. De même un flux régulier de camions pleins de moutons se dirige vers la capitale économique. D’autres éleveurs ont loué des garages dans certains quartiers pour l’occasion, afin de se rapprocher des acheteurs en évitant par la même occasion de payer les taxes locales.

Dans l’Oriental, les prix se situent entre 33 et 34 DH le kilo
Quant aux prix, ils variaient entre 35 et 40 DH/kg avec une tendance à se stabiliser entre 38 et 40 DH/kg sur le marché casablancais. Ainsi, à Metro, les prix sont fixés à 38 DH/kg pour le Sardi et 36 DH/kg pour les autres races. A Marjane, par contre, un prix unique est appliqué (38 DH/kg). A remarquer que ces deux établissements, qui communiquent largement (dépliants), commencent à servir de base pour l’indexation des prix et les différents marchés s’alignent sur leur standard. Ainsi, un mouton de 60 kg vendu au kilo coûte 2 280 DH. Vendu à l’unité le prix demandé sera de 2 500 DH et, après négociations, il reviendra au même prix que la vente au kilo.
Par ailleurs, en prenant en compte le prix de revient des moutons (34 à 36 DH/kg), on note qu’une vérité des prix s’est installée et que, même si l’offre dépasse largement la demande, les prix se maintiennent le plus normalement du monde. Ceux, parmi les acheteurs, qui tablent sur une bonne affaire lors des derniers jours risquent d’être surpris et aucune braderie n’est à prévoir, d’autant plus que la campagne agricole promet d’être bonne pour l’élevage. D’autre part, comme l’Aïd tombe cette année un dimanche, les travailleurs auront le week-end pour s’approvisionner tranquillement au lieu de s’absenter de leur travail ou d’avoir recours à des achats de nuit qui peuvent se révéler hasardeux. Une remarque importante, cette année, concernant l’Oriental. Le marché est très bien approvisionné et il n’y a pas eu d’invasion vers le centre du pays, même si les prix sont inférieurs aux autres régions (33 à 34 DH/kg)