Le mouton coûtera 40 à  44 DH/kg cette année

Une légère baisse prévue du disponible permettra d’équilibrer l’offre et la demande.
L’Etat sanitaire est satisfaisant et les bêtes seront de meilleure
qualité.

A moins d’un mois de l’Aïd Al Adha, les petits marchés de quartier ne se sont pas encore formés. Les professionnels avancent que la disponibilité en moutons prêts pour le sacrifice est inférieure à celles de l’année dernière et qu’une partie des intermédiaires s’est retirée au vu du prix élevé des bêtes (animaux maigres) destinées à l’engraissement avant la revente. D’après les échos du marché, la plus grosse partie des achats pour engraissement a été effectuée en août. Dans la Chaouia (Sardi), le kilo était négocié autour de 31 et 32 DH. Pour les autres races, issues de l’Atlas et de l’Oriental, il fallait 28 et 29 DH. Les cours se sont ensuite redressés de 3 à 4 DH durant Ramadan.

Le ministère de l’agriculture ne nous a pas communiqué ses chiffres. Mais selon le Dr Abderrahim Asri, président de l’ANPV (Association nationale des sociétés de pharmacie vétérinaire), la fertilité et l’agnelage ont été plus bas durant l’année précédente en raison notamment du froid, d’où une baisse probable du disponible de 10 à 15 %. Il s’y ajoute que le déplacement annuel de la date de l’Aïd vers l’automne fait que les agneaux nés après janvier 2006 et pesant moins de 40 kg ne seront pas prêts et ne seront vendus que dans les petites agglomérations.

L’achat par internet se développe
Le consommateur devra donc s’attendre à des prix légèrement plus élevés que ceux de l’année dernière. Par exemple, à Casablanca, il devra débourser entre 41 et 44 DH le kilo pour le Sardi, contre 40 à 42 DH il y a un an, et pour le Bergui (Timahdit, Bni Guil…), 40 à 42 DH au lieu de 38 à 39 DH.

Pour ceux qui veulent acheter sans se déplacer, Internet offre désormais une alternative. Cette initiative dans l’air du temps permet une intermédiation transparente, mais nécessite une régulation pour éviter les abus. Un client pris au dépourvu n’aura pas forcément une solution de rechange.

Concernant l’état sanitaire, il est en général bon. De plus, les moutons seront de meilleure qualité en raison de la professionnalisation croissante des engraisseurs et d’une meilleure maîtrise des rations alimentaires. Certaines régions (Oriental) ont cependant connu quelques cas de «langue bleue», maladie virale transmise par les insectes. Selon le Dr El Asri, elle ne présente pas de danger ni pour les animaux ni pour les humains. Il assure que le Maroc est l’un des rares pays à avoir fabriqué un vaccin spécifique après avoir isolé la souche marocaine de la maladie.