Le ministère du tourisme lorgne 500 000 arrivées de touristes italiens cette année

Leurs arrivées ont crû de 7% en 2014, à  418 000. Des efforts sont déployés pour l’amélioration des infrastructures du balnéaire atlantique et méditerranéen. Avec 17 millions de voyageurs à  l’international, l’Italie est le 4e marché émetteur en Europe après la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Les officiels du tourisme voient grand pour le marché italien. D’après les responsables du ministère, réunis lors de la Foire internationale du tourisme de Milan, l’objectif est de franchir la barre des 500000 touristes dans un premier temps avant d’en attirer un million à terme. «Le marché italien est porteur. L’année 2014 était un bon cru avec une croissance de 7% au niveau des arrivées de touristes», affirme Lahcen Haddad, lors d’un point de presse donné en marge du salon. En 2014, 418 000 Italiens ont visité le Royaume. «Le touriste italien reste attiré par le balnéaire atlantique et méditerranéen et les produits de niche notamment la gastronomie, le sport et les voyages culturels», précise M. Haddad.
La tutelle compte capitaliser sur cet attrait que le balnéaire a auprès du touriste italien pour réaliser plus d’arrivées. «Tanger va être la destination phare du Maroc avec l’aménagement en cours d’un port de plaisance et une corniche des plus grandes de la Méditerranée», annonce le ministre.

De plus, à Al Hoceima, 3 unités sont en cours d’aménagement. Avec l’existence d’un aéroport, cette destination aura tous les atouts pour attirer les tour-opérateurs et surtout les touristes italiens friands de balnéaire. Dans le même registre, Tétouan est mise en valeur grâce à Tamuda Bay dont l’offre a été adaptée à travers un segment haut de gamme (Ritz-Carlton, Banyan tree, Sofitel) et des clubs et hôtels moyens pour servir tous les budgets. Au niveau de Saïdia, quatre hôtels sont déjà opérationnels et les travaux de construction de deux autres unités avancent sur un rythme soutenu. «Nous avons dépassé tous les soucis de dragage, d’assainissement et de viabilisation et nous sommes aujourd’hui à environ 30% de taux d’avancement», affirme M. Haddad. Pas très loin, à Nador, la lagune de Marchica, délaissée et polluée par le passé, abritera sept unités hôtelières dont les projets respectifs sont en cours de développement. L’accent y sera mis en priorité sur le tourisme durable.

Par ailleurs, le ministre souligne l’effort déployé pour le développement des dessertes aériennes. «L’on est passé dernièrement de 500 à 700 vols par semaine entre les villes européennes et marocaines hors Casablanca-Rabat avec des fréquences quotidiennes pour plusieurs capitales mondiales», se félicite-t-il.
En parallèle à ces efforts fournis sur le développement des infrastructures d’accueil, les équipes de l’ONMT à Milan mènent plusieurs actions stratégiques de nature à faire connaître la destination Maroc aux Italiens. Tous les moyens sont mis en œuvre pour ce faire. Des émissions d’art culinaire marocain qui passent sur deux chaînes des plus regardées en Italie, à la communication institutionnelle en passant par les visites proposées aux grands tour-opérateurs et les partenaires. Cela dit, les professionnels nationaux présents sur le marché italien s’attendent à ce que l’année 2015 soit meilleure, notamment sur fond de reprise de la croissance en Italie (+0,6% prévu) et d’un produit Maroc qui demeure bon marché.