Le ministère de la pêche maritime veut faire manger plus de poisson aux Marocains

La consommation marocaine de poisson est faible, 10 à  12 kg par habitant et par an contre une moyenne mondiale de 17 kg. Concours de cuisine, fête de la sardine, guide des restaurants des produits de la mer et sensibilisation par les médecins : plusieurs actions sont en préparation.

Les Marocains ne consomment pas beaucoup le poisson : seulement 10 à 12 kg par habitant et par an. Ce qui reste bien faible pour un pays dont les débarquements de la pêche côtière et artisanale dépasse le million de tonnes (déjà 900000 t à fin octobre) et par rapport à la consommation moyenne mondiale qui se situe, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à 17 kg par an. Pour promouvoir les produits de la mer et sensibiliser les consommateurs à leurs bienfaits nutritionnels, le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, à travers l’Office national des pêches et en partenariat avec le ministère de la santé, a lancé, depuis septembre dernier, une campagne qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie de labellisation et de marketing institutionnel des produits de la mer intitulée «Hout Bladi».

Basée sur deux objectifs du plan Halieutis, notamment augmenter la consommation des produits de la mer et orienter le choix des consommateurs étrangers vers le poisson d’origine marocaine, Hout Bladi vise l’amélioration de l’image des produits de la mer marocains. Et cela à travers deux actions précises : la labellisation des produits et la communication et la promotion collective des produits capturés au Maroc, en particulier les poissons blancs, les crustacés et les mollusques.

Le prix et la disponibilité brident la consommation

A travers les médias (télé, radio, presse écrite) et l’affichage, deux messages sont transmis au grand public dans les langues et dialectes les plus parlés au Maroc : rappeler les apports nutritionnels du poisson et son intégration dans le programme d’alimentation hebdomadaire des ménages. D’autres actions ont été prévues pour les années 2013-2014. Elles portent essentiellement sur l’organisation d’un concours de cuisine, d’une fête de la sardine, l’élaboration d’un guide des restaurants des produits de la mer et un partenariat avec les médecins pour la sensibilisation.
Des actions louables pour sensibiliser les consommateurs aux produits de la mer dont le prix ou encore la disponibilité limitent l’accès. C’est pourquoi les pouvoirs publics ont prévu et lancé plusieurs projets devant promouvoir le secteur de la pêche maritime qui doit porter son PIB de 8,3 milliards de DH à 18,3 milliards en 2020. Parmi les projets qui sont à retenir, les plans d’aménagement des pêcheries, la construction des Points de débarquement aménagés (PDA) et des Villages de pêcheurs (VDP) et la réorganisation du circuit de distribution du poisson notamment par la réforme du mareyage.