Le Maroc table sur un million de touristes espagnols en 2015

Sur les 6 dernières années les arrivées d’Espagne, MRE compris, ont progressé en moyenne de 6.6% par an. Les provinces sahariennes, plus particulièrement la région de Dakhla, seront davantage mises en avant. L’objectif du ministère est de réaliser une croissance globale de 5% en 2013.

Le Maroc a répondu présent lors de la 33e édition du Salon international du tourisme (Fitur) qui s’est déroulé du 30 janvier au 3 février à Madrid. L’Office national marocain du tourisme (ONMT), à travers sa présence aux côtés des professionnels du tourisme (tour-opérateurs, agences de voyages, compagnies de transport…), compte promouvoir la destination Maroc auprès du marché espagnol mais également aller à la rencontre de nouveaux marchés. «L’Espagne est un marché prioritaire qui dispose d’un grand potentiel vu sa proximité avec le Maroc. C’est d’ailleurs un marché avec lequel nous avons travaillé pendant longtemps, ce qui nous donne des avantages qu’on souhaite exploiter», déclare Lahcen Haddad, ministre du tourisme. En effet, le flux de touristes en provenance d’Espagne a connu une croissance continue ces 6 dernières années, passant de 1,5 million d’arrivées (MRE compris) en 2007 à 2 millions en 2011, soit un taux de croissance annuel moyen de 6,66%. Pour les arrivées de touristes espagnols uniquement, le gouvernement table sur un million de touristes à l’horizon 2015 contre 800 000 en 2012.

L’Amérique Latine ciblée

«Pour cela, on compte sortir des sentiers battus afin d’attirer le maximum d’Espagnols, surtout en ce moment où ils ne voyagent que sur de courtes distances», annonce le ministre. Pour ce faire, un travail est mené sur tout ce qui est mesures d’accompagnement de l’aérien avec des programmes de dessertes prévus non seulement sur Casablanca, Agadir et Marrakech, mais aussi sur d’autres destinations moins desservies comme Fès et Ouarzazate. Sans compter l’intérêt de relancer des destinations méconnues auprès du marché espagnol comme la région de Dakhla qui est appelée, selon l’office, à connaître un développement important. «Nous sommes également en train de travailler pour avoir des campagnes de marketing et de promotion avec les tour-opérateurs et nous sommes en train d’étudier les actions combinées qu’on peut avoir avec les agences de voyages ibériques pour toucher le marché de l’Amérique latine et surtout quatre pays sur lesquels le ministère table et qui sont le Brésil en premier lieu, suivi de l’Argentine, du Mexique et du Chili», indique Jamal Younes Kilito, DG par intérim de l’ONMT.

Malgré les temps de crise, le Maroc affiche un optimisme certain et se fixe 5% comme objectif de croissance pour 2013. Pour y arriver, l’ONMT décline son plan d’action qui comportera un retour en force des compagnies aériennes afin d’intensifier le trafic et d’augmenter le nombre de dessertes. Le plan prévoit également de prendre des parts de marché, notamment sur la clientèle française, à la Tunisie et à l’Egypte, en crise à cause de leur instabilité politique.

La compagnie aérienne Vueling Airlines ouvrira de nouvelles lignes vers le Maroc

Lors du Salon, la commission marocaine du tourisme a pu tenir plusieurs réunions afin de promouvoir la destination Maroc. A cet effet, ils ont pu rencontrer le groupe Orizonia à travers son tour-opérateur Iberojet et la compagnie aérienne Vueling Airlines qui va ouvrir de nouvelles connexions au Maroc.

Une autre réunion a eu lieu avec le groupe Barcelo Viajes qui devrait permettre le travail avec ses tour-opérateurs nouvellement créés que sont Jolidey et Quelonea. Une conférence de presse a également été donnée par le pavillon Maroc qui a réuni plusieurs médias généralistes et spécialistes en tourisme et les chaînes de télévision espagnoles mais aussi internationales. Parallèlement aux activités du salon, le ministre du tourisme Lahcen Haddad a reçu au nom de la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) un prix décerné par la Région d’Almeria. Ce prix vient récompenser le travail effectué par la SMIT en partenariat avec la Région d’Almeria et l’Union Européenne pour la revalorisation touristique de l’ancienne médina d’Oujda ainsi que le travail fait pour le développement de l’arrière-pays afin de créer un circuit important et diversifié dans lequel le produit culturel mais également le produit du terroir jouent un rôle important.