Le Maroc se dote de son premier parc d’expositions de niveau international

Edifié sur une superficie de 60 ha dont 10 couverts, il sera situé dans la nouvelle ville de Zenata. Achevé en 2013, il sera confié en gestion à  un concessionnaire choisi par appel d’offres international.

Un véritable parc d’expositions avec services intégrés ? L’idée n’est pas nouvelle, pourtant peu s’y sont lancés au vu de la rentabilité de très long terme qu’un tel projet représente le plus souvent. Mis à part le bâtiment de l’Office des foires et expositions de Casablanca, espace véritablement dédié mais à la superficie un peu exiguë, les salons et expositions d’envergure qui se déroulaient jusqu’à présent au Maroc se tenaient soit sur des terrains nus sur lesquels étaient bâtis des chapiteaux, soit dans des centres de conférences détournés de leur objet pour l’occasion.
La lacune est en passe d’être comblée. Mardi 5 juillet, une rencontre eut lieu entre acteurs publics dans le but de boucler le schéma de financement d’un projet ambitieux. Situé dans la ville nouvelle de Zenata, à 15 km au nord de Casablanca, le  parc d’expositions, devrait voir le jour dans le courant de l’année 2013. Le choix de Zenata a été en fait opéré sur la base de la disponibilité du foncier, la proximité avec la capitale économique et la connexion avec l’autoroute, le train et la future ligne de RER prévue dans le plan de déplacement urbain de Casablanca. Occupant une superficie de 600 000 m2 dont 100 000 couverts, il comprendra 3 grands halls d’expositions et une galerie centrale, sans compter les parkings et autres installations.

Un coût de 500 à 800 MDH

A titre de comparaison, le bâtiment de l’OFEC n’offre que 16 000 m2 couverts et, au Maghreb, le plus grand parc des expositions est jusqu’à présent situé en Tunisie avec 30 000 m2. Coût du projet ? Les estimations font état d’une facture en foncier et infrastructures comprises entre 500 à 800 MDH qui seront financés par le ministère du commerce extérieur, celui du commerce et de l’industrie, celui du tourisme, la région du Grand Casablanca ainsi que la CDG à travers la Société d’aménagement Zenata (filiale de CDG développement) qui, elle, apportera les 60 ha de foncier nécessaire et pilotera le projet pour l’intégrer dans le cadre du développement de la ville nouvelle de Zenata (500 000 habitants à l’horizon 2030) dont elle s’occupe de l’aménagement.
Mais ce ne sont pas les seuls partenaires impliqués dans la réalisation du projet. En effet, le parc d’expositions, à l’issue d’un appel international à manifestation d’intérêt qui sera lancé en octobre prochain, sera géré par un exploitant pour une durée de dix à quinze ans. Si les concepteurs du projet financent les infrastructures, le gestionnaire délégué, lui, sera en charge des équipements (aménagements intérieurs, stands, services de télécommunications…). Il interviendra cependant bien en amont puisqu’il sera associé à la détermination des plans généraux du site. «Une précaution nécessaire, explique-t-on au ministère du commerce extérieur, puisque l’exploitant a une expérience en la matière et évitera des défauts de conception dans le projet, par rapport à sa vocation d’espace d’expositions».