Le Maroc grelotte sous un beau soleil

Dans toutes les régions, la température minimale enregistrée en décembre est descendue en dessous de la moyenne normale. La moyenne des précipitations est inférieure à  celle d’une année agricole normale.

Le Maroc grelotte. Les températures minimales enregistrées un peu partout dans le pays du 1er au 27 décembre, sont plus fraîches que d’habitude, c’est-à-dire en dessous de la normale, qui correspond à la moyenne observée à la même époque pendant les 30 dernières années. A Fès, il a été enregistré 0,7° le 5 décembre contre une moyenne normale de 4,7°. A Rabat, le mercure affichait 3,9° le 23 décembre contre 9 en moyenne. A Oujda, l’écart est assez élevé. Les 20 et 21 décembre, les températures sont descendues à -0,4°, alors que la normale est de 5,1. A Casablanca, on y a enregistré 8 degrés le 4 décembre contre une normale de 7. Toutefois, depuis le 19 du mois les minimales se sont situées en dessous de 10°. Au 27 décembre, les températures n’étaient pas descendues en dessous de ces minimales, sauf à Ifrane où le mercure affichait – 4° durant la journée du 24 décembre contre une normale de 5°. Cependant, toutes ces températures sont à relativiser dans le mesure où aucun record n’a été battu et puis, à part ces quelques valeurs limitées dans le temps et l’espace, on est loin d’une baisse importante quand on se reporte à des moyennes plus globales.

Pour le moment, il n’y a aucun risque pour la campagne agricole

Ce froid s’explique par plusieurs raisons. Il y a d’abord le froid venant du Groenland qui, en traversant l’Europe, perd son humidité et nous parvient froid et sec, tout en donnant des pluies résiduelles sur l’Algérie et la Tunisie, notamment. Et puis, en l’absence de couverture nuageuse, la chaleur et l’évaporation qui se produisent dans la journée se perdent dans la mesure où elles ne sont pas réfléchies vers le sol par la suite.
Pour Abdellah Mokssit, directeur de la météorologie, il faut espérer que les déficits de pluies observés par rapport aux trois années précédentes soient compensés par des pluies en janvier 2012. Globalement, les déficits observés concernent aussi bien le Nord (qui reste la partie la mieux arrosée du pays) que le Sud, le Sud-Est et les provinces du Sahara. Il reste qu’Agadir est nettement mieux arrosée que d’habitude. Au 25 décembre, il est y tombé 99 mm d’eau contre une hauteur normale de 67 mm. Pour Rabat, on a relevé 98 mm contre 96,2 en année normale alors qu’à Casablanca, l’écart est important : seulement 37 mm sont tombés contre 69 mm. Le déficit le plus important touche le Nord qui n’a reçu que 95 mm contre un apport en année normale à la même période de 134 mm. D’après les services de la Météo, le gap ne remet pas en question une année agricole normale.