Le Maroc est devenu exportateur d’oeufs et de poussins

En 2011, au moins 7 millions d’oeufs à  couver et 1.5 million de poussins d’un jour avaient été expédiés à  l’étranger. La production couvre la totalité de la consommation locale.

La 15e édition du Salon Dawajine, clôturée le 29 novembre, a été doublement bénéfique pour le secteur. Non seulement 365 exposants, dont 60% d’opérateurs étrangers, y ont activement participé, mais l’événement a aussi permis à la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa) d’améliorer sa situation financière parce qu’il lui a rapporté pas moins de 1,5 MDH, essentiellement grâce à la location des stands. L’affluence des professionnels montre l’attrait grandissant du secteur qui a connu une grande mutation en moins d’une décennie.

En effet, la production satisfait entièrement la demande, et le Maroc a même commencé à exporter en Afrique, notamment en Mauritanie, au Mali, au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. En 2011, au moins 7 millions d’œufs à couver et 1,5 million de poussins d’un jour avaient été expédiés.

L’agriculture accorde à la Fisa une subvention annuelle de 3 MDH

Ce secteur a atteint un chiffre d’affaires de 14 milliards de DH et emploie directement 73 000 personnes. La production couvre la totalité de la consommation domestique, bien que celle-ci a augmenté de manière régulière. Chaque Marocain consomme aujourd’hui près de 15 kg de poulet de chair et 110 œufs par an, contre 2,3 kg à peine et 21 en 1970. Cette année-là, le taux de couverture de la consommation, pourtant très faible à l’époque, n’était respectivement que de 23% et 0,30%. Du chemin a été fait, mais à la faveur du contrat programme 2008-2013, de la loi relative à la protection sanitaire des élevages avicoles, au contrôle de la production et la commercialisation des produits avicoles et de l’augmentation des moyens financiers, le secteur se modernise plus rapidement. A ce propos, un professionnel souligne que la Fisa a reçu du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime une subvention annuelle de 3 MDH durant ces deux années.

Mieux encore, la Fisa va désormais avoir les moyens de sa politique. Cela veut dire que contrairement à aujourd’hui, des taxes sur les produits, en plus des cotisations dont l’apport est dérisoire, permettront à cette institution de jouer pleinement son rôle de dynamisation du secteur avicole.