Le Maroc 53e dans l’indice d’intégration aux échanges mondiaux

Gagnant 26 places au classement entre 1995 et 2012, le Royaume a réalisé la deuxième plus forte progression à  l’échelle mondiale.

Le Maroc s’intègre de plus en plus dans les échanges mondiaux. Il a en effet gagné 26 places au classement des économies les plus intégrées aux flux mondiaux, avançant de la 79e à la 53e place mondiale entre 1995 et 2012. Après l’Ile Maurice, c’est la deuxième progression la plus forte au monde. Ces chiffres viennent d’être livrés par le McKinsey Global Institute dans son dernier rapport «Global flows in a digital age», en se basant sur un «indice de connectivité» qui mesure pour 131 pays leur niveau d’intégration dans le réseau mondial des flux. «Il s’agit d’un indicateur très positif, dans la mesure où l’étude établit aussi le lien qui existe entre le degré d’intégration d’un pays aux flux mondiaux, d’une part, et la croissance de son PIB, d’autre part. L’ouverture du Maroc sur l’économie mondiale contribue au développement du pays», affirme Mourad Taoufiki, DG de McKinsey pour le Maroc. Selon le rapport, les pays les plus connectés aux échanges mondiaux peuvent espérer des retombées économiques, notamment en croissance, supérieures de 40% par rapport aux pays les moins connectés. Dans le même sens, le rapport souligne que l’ouverture du Maroc sur l’économie mondiale s’apprécie aussi en termes relatifs. «Si l’on rapporte les flux à la taille de l’économie nationale (l’intensité des flux), le Maroc peut se comparer avantageusement à la plupart des économies régionales, ainsi qu’à de nombreuses économies matures», explique M.Taoufiki.

Les composantes à forte teneur en connaissances des flux mondiaux progressent plus vite

L’étude du Mckinsey Global Institute relève que les composantes à forte teneur en connaissances des flux mondiaux progressent plus vite et gagnent donc du terrain sur les flux à forte intensité de capitaux, de personnes et de ressources. «La valeur des premiers flux réunis a atteint 12 600 milliards de dollars en 2012, soit près de la moitié de la valeur totale combinée des flux de biens, services et capitaux, et plus que le PIB 2012 combiné de la Chine et de l’Allemagne. Elle témoigne du développement de l’économie du savoir dans le monde. Le commerce des biens à forte teneur en connaissances, comme les produits pharmaceutiques ou les semi-conducteurs, se développe près de 1,3 fois plus vite que le commerce des biens à forte intensité de main-d’œuvre comme les textiles et les jouets. C’est également vrai pour les services», notent les rédacteurs du rapport. Face à ce constat, Mourad Taoufiki est d’avis que l’inclusion du Maroc dans les échanges mondiaux implique aussi des défis pour le pays. En effet, le virage vers une économie du savoir nécessite des efforts d’éducation et de formation importants pour rester dans la course. «Aussi, nous devons être attentifs à la résilience de l’économie marocaine, notamment à sa diversification, pour permettre au pays d’absorber les cycles de l’économie mondiale à laquelle il est lié», prévient-il.