Le libre-échange Maroc-USA au cÅ“ur du débat à  New York

Les Marocains installés aux USA joueront le rôle de VRP pour promouvoir l’accord.

Pour un premier événement, les membres de l’Association des professionnels marocains d’Amérique (AMPA) ont visé haut : une conférence à l’hôtel Marriott à New-York, avec l’ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis, Aziz Mekouar, et Holly Vineyard, l’assistante du secrétaire adjoint américain au commerce pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud.
Une quarantaine de professionnels marocains, principalement des entrepreneurs et des cadres supérieurs travaillant aux Etats-Unis, se sont déplacés pour l’événement qui a eu lieu le 19 mars. «La plupart viennent du monde des affaires», explique Omar Tazi, porte-parole de l’association, qui précise que la majorité des Marocains basés dans le Nord-Est des Etats-Unis travaillent dans la finance.
Le thème de la conférence, «Comment bénéficier de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis», a fait mouche. L’ambassadeur du Maroc a décrit les opportunités que l’accord offre pour le développement des échanges, l’augmentation des investissements et l’élargissement des partenariats, et, en conséquence, la création d’emplois au Maroc. Mme Vineyard, elle, a mis l’accent sur les opportunités offertes aux PME marocaines, en particulier dans les domaines des services et des technologies de l’information. «L’impact de cet événement peut être extrêmement important», souligne Omar Tazi, par ailleurs PDG d’une start-up basée dans la Silicon Valley. «Les personnes qui ont assisté à la conférence sont immergées dans le monde des affaires et s’occupent parfois de portefeuilles impressionnants. Elles vont donc pouvoir “vendre le produit Maroc” à leurs clients».
En effet, non seulement beaucoup de Marocains gèrent des portefeuilles conséquents, mais plusieurs d’entre eux investissent même directement au Maroc en tant qu’Américains. «Dans plusieurs domaines, l’ALE présente des chances d’investissements au Maroc et, ne serait-ce que par patriotisme, il est important de les faire connaître», commente Omar Tazi.