Le label CGEM décerné l’été prochain

Des avantages douaniers, sociaux et des facilités de formation seront octroyés aux entreprises bénéficiaires.

C’est en juin prochain que les entreprises souhaitant décrocher le label CGEM pourront déposer leur demande, selon Abdelmalek Kettani, président de la commission label, instituée avec l’arrivée de la nouvelle équipe, en juin dernier. «Nous n’avons pas fixé de chiffres à atteindre car nous privilégions une approche qualitative dans notre démarche d’octroi de ce label. En tout état de cause, cette démarche vise, et je crois c’est en partie le rôle de notre confédération, à essayer de tirer vers le haut les entreprises nationales afin de contribuer à les mettre au diapason des meilleures pratiques à l’échelle internationale. Le but n’est pas d’avoir le label CGEM, mais de s’imprégner des valeurs de la RSE, responsabilité sociale de l’entreprise».

Qui peut aspirer à ce label et quelles sont les conditions requises pour le décrocher ? Selon M. Kettani, toutes les entreprises adhérentes à la CGEM, à jour de leur cotisation, peuvent se porter candidates pour l’obtention du label. «Il est cependant clair que ce label ne sera décerné qu’après un audit RSE qui sera effectué par un cabinet indépendant accrédité par la CGEM». Les frais de cet audit seront à la charge de l’entreprise bénéficiaire. Pour les responsables de la CGEM, la gouvernance responsable est une composante du capital social. «Elle consolide la cohésion, l’efficience, la réputation, la sécurité juridique, la transparence, la sécurité des opérations sur les marchés… Négliger ses responsabilités sociales peut coûter cher à l’entreprise», souligne le président de la commission label.

Que gagnent les entreprises en adhérant à ce programme ? Selon M. Kettani, sa commission s’active depuis plusieurs semaines à négocier des avantages spécifiques qui seront octroyés aux entreprises labellisées par des organismes publics tels que la CNSS, l’OFPPT, l’administration des douanes, l’Office des changes, …. «Nous avons encore du travail mais je peux d’ores et déjà dire que le label CGEM a reçu un accueil positif de la part de tous nos interlocuteurs. Nous pourrons donner plus de détails au cours des semaines à venir».

Ce programme semble, dans tous les cas, avoir suscité l’intérêt de plusieurs membres. «Depuis que la charte RSE a été entérinée par le Conseil national de l’entreprise, plusieurs membres, aussi bien des PME/PMI que des grandes entreprises indépendantes ou membres de groupes, ont manifesté un intérêt certain pour ce label».

Processus
Un engagement ferme

La première étape, consistant en la définition d’un référentiel de principes et d’objectifs pour l’attribution du label, a été entérinée par l’élaboration d’une charte de responsabilité sociale à laquelle devront se conformer les entreprises désirant obtenir le label CGEM. «Cette charte est définie en conformité avec les principes fondamentaux de la Constitution et avec les conventions et les recommandations internationales relatives au respect des droits fondamentaux de la personne humaine, de la protection de l’environnement, de la saine gouvernance, de la concurrence loyale», précise Abdelmalek Kettani, président de la commission label à la CGEM. La charte de responsabilité sociale se décline en 9 points majeurs dont le respect des droits humains, l’amélioration en continu des conditions d’emploi et de travail et des relations professionnelles, la protection de l’environnement, la prévention de la corruption et le respect des règles de la saine concurrence.