Le juteux business de la Saint-Valentin

Lingerie, bijoux, chocolat, fleurs… la demande a été plus forte que lors des années précédentes.
La clientèle est de plus en plus jeune et les hommes n’hésitent plus à franchir les portes des boutiques de lingerie.

La Saint-Valentin, fête des cœurs, des amoureux et des fiancés, a aussi fait des heureux dans le monde des affaires. Les commerces de parfumerie, de lingerie, de chocolaterie, de bijouterie et autre fleuristerie, ont enregistré des ventes record, ce jour-là. En tout cas, même si on se refuse à livrer les chiffres d’affaires du 14 février et des jours précédents, les échos recueillis font état d’une affluence plus importante que l’année passée. A en croire les commerçants qui ont répondu aux sollicitations de La Vie éco, la Saint-Valentin s’installe dans le cœur et dans les mœurs des Marocains.

Même les jeunes de 15-16 ans s’y mettent
Patrick Azuelos, bijoutier bien connu, parle de 50 % de plus de clients qu’en 2004, pour la même fête. Les ventes n’ont concerné «que des cœurs et les prix se situent dans une fourchette de 1 500 DH à
10 000 DH l’unité», confie-t-il, volontiers. Pour les parfumeurs, le pic des ventes a été enregistré le 13 février mais surtout le jour même de la fête. Mme Hilali, de Passion- beauté, remarque que la clientèle dominante a été la gent masculine et, chose remarquable, les jeunes de 15/16 ans ont été de la partie, contrairement aux années précédentes. Curieusement, explique-t-elle, les résidents étrangers n’ont pas été nombreux à franchir le pas de la boutique. Les articles les plus prisés ont été les eaux de toilettes, les eaux de parfums et les coffrets, avec un panier moyen de l’ordre de 1000 DH.
Dans la lingerie, Mme Zoubida de Etam (Casablanca et Rabat) fait une remarque qui a son prix : «Nous avons reçu beaucoup d’hommes seuls et nous avons été sollicités pour le conseil car nombre d’entre eux étaient hésitants dans leur choix. Mais le faible taux de retour a montré que leurs cadeaux ont reçu les faveurs des personnes auxquelles ils étaient destinés». Le volume des achats a, quant à lui, doublé et les préférences du public se sont portées sur la lingerie de nuit de couleur rouge. Après ce produit, ce sont les dessous qui ont été les plus demandés et rarement les pyjamas. La dépense moyenne par client s’est située autour de 500 DH.
Les chocolatiers ont aussi connu une affluence importante et qui a crû de 15 à 20 % par rapport à l’année dernière. La clientèle a été plutôt jeune et les enfants de douze ans, accompagnés de leurs mamans, sont venus casser leur tirelire pour faire des cadeaux ou se faire plaisir. Pour Mme El Iraki de Jeff de Bruges, la demande, bien entendu, s’est portée sur les petits cœurs mais comme les budgets étaient plus réduits (entre 180 et 380 DH), le chiffre d’affaires n’a pas connu une grande variation par rapport à la même période de l’année précédente.
Même son de cloche du côté des fleuristes. Chez Vita, on parle aussi d’affluence record des jeunes. Le plus curieux, dit-on, c’est que les femmes ont été rares à venir faire des commandes. Les roses rouges ont été à l’honneur et quelques clients ont tout de même varié leurs bouquets en y ajoutant d’autres couleurs. Les prix se sont situés dans des fourchettes allant de 300 à 3 000 DH et, sur l’ensemble des commandes, souvent effectuées à la dernière minute, 80 % des clients ont demandé à être livrés chez eux.

Chez les chocolatiers, l’affluence a crû de 15 à 20% par rapport à 2004. On a acheté beaucoup de cœurs en chocolat.