Le groupe français SCT Telecom implante une filiale à  Casanearshore

Son activité était jusque-là  sous-traitée à  des centres d’appels locaux. La filiale offrira aussi des services de télésecrétariat.

En dépit d’une compétitivité qui tend à s’effriter, le secteur marocain des centres d’appels continue d’attirer des acteurs français désireux de réduire leurs coûts d’exploitation. L’opérateur télécoms virtuel SCT Telecom vient d’implanter une filiale au site de Casanearshore qui aura pour mission de s’acquitter des prestations de back-office et de relation client pour le compte de sa maison mère.

L’objectif est de «réinternaliser» des services d’avant-vente pour ses clients télécoms qu’elle sous-traitait jusqu’alors à au moins deux centres d’appel basés au Maroc.

Parallèlement à cette reprise en main, la nouvelle filiale marocaine créera aussi de «nouveaux» emplois dans le télésecrétariat, un des derniers créneaux investis par sa maison mère. Cette activité fait partie de celles qui progressent le plus rapidement en France dans les métiers du back-office.  

21 000 clients entreprises en portefeuille

Au total, ce spécialiste des services de télécommunications intégrés pour la clientèle des entreprises reprend en main son activité à un moment où l’austérité qui frappe les budgets des opérateurs télécoms européens pèse sur le volume d’affaires de bon nombre de centres d’appels marocains très exposés sur ce secteur en particulier.  

SCT Telecom a été créé en 1997 par Pascal Chaboisseau en tant que courtier télécoms offrant des solutions de télécommunication globale avec téléphonie fixe (abonnements et communications), téléphonie mobile (voix et data), Internet haut débit (Xdsl), collecte d’appels entrants via les numéros non géographiques, équipements téléphoniques (Pabx) ainsi que la voix sur IP (VOIP).

Le groupe compte à ce jour plus de 21 000 clients parmi les entreprises (soit 200 000 utilisateurs). Après une cession en 2007 à Astorg Partners, l’actionnaire fondateur en reprend le contrôle en 2011 conjointement avec un groupe de managers et avec l’appui de FCPR Tocqueville Investissements Privés.