Le groupe espagnol BSA Proyecta s’implante au Maroc

Il veut accompagner les investisseurs étrangers désireux de lancer au Maroc des projets immobiliers, industriels ou d’infrastructures.
Les projets qui bénéficient de financements européens constituent des marchés potentiels.

BSA Proyecta, prestataire de services relatifs à l’urbanisme, aux installations industrielles, à la construction et au génie civil, s’implante au Maroc à travers sa filiale BSA Arquitectura Ingeneria y Gestion.
Dénommée BSA Proyecta Maroc (BSA PM), cette société la première du genre créée en Afrique par le groupe installé à Burgos (nord de l’Espagne), ambitionne d’accompagner les investisseurs étrangers, notamment espagnols, désireux de lancer au Maroc des projets immobiliers, industriels ou d’infrastructure. Sur ce registre, BSA PM fournira des prestations diverses allant de l’architecture, la maîtrise d’ouvrage déléguée ou l’assistance à maîtrise d’ouvrage, à l’assistance technique pour marchés publics ou encore l’ingénierie multimétiers (génie civil, routes, industrie, énergie…). Outre le marché local, la nouvelle entité sous-traitera également à sa maison mère des travaux pour le compte des clients européens. La société entend embaucher plus de 20 personnes d’ici à la fin de l’année.

Il rejoint dans ce créneau l’espagnol Idom, présent au Maroc depuis 1999
Le groupe BSA rejoint ainsi au Maroc, Idom, un autre cabinet d’ingénierie espagnol qui y a élu domicile depuis 1999 et qui compte parmi ses clients plusieurs donneurs d’ordres aussi bien parmi le public (TMSA, Wilaya de Casablanca…) que le privé (Mixta Africa, Fadesa Maroc, Redal…). Il faut dire que les différents chantiers de BTP attirent de plus en plus les ingénieristes étrangers qui se lancent généralement dans des niches particulières (génie industriel, infrastructures télécoms…), faute souvent d’offre d’ingénieurs marocains en nombre suffisant. Autre incitation pour ces nouveaux arrivants européens : les projets qui bénéficient de financements communautaires imposent souvent des conditions, voire parfois des quotas très élevés, de participation d’ingénieristes et/ou maîtres d’œuvre issus de l’Union Européenne. Des pratiques que ne cesse de dénoncer la Fédération marocaine du conseil et de l’ingénierie (FMCI) auprès de l’administration marocaine qui négocie les contrats de financement.