Le groupe Emaar regroupe trois de ses filiales au Maroc

Amelkis Resorts SA a absorbé Emaar Saphira et Emaar Oukaimeden. La société est maintenant valorisée à  350 MDH pour un capital de 128 MDH.

Près de deux ans après avoir racheté les parts de son ex-partenaire Onapar dans le projet Amelkis à Marrakech, le groupe émirati Emaar Properties procède à une consolidation capitalistique de quelques-uns de ses projets. Ce conglomérat basé à Dubaï vient de fusionner les structures juridiques portant les principaux actifs immobiliers et touristiques d’Emaar Morocco en dehors de la ville de Tanger.

Aussi, la société Amelkis Resorts SA, qui porte le projet éponyme situé en plein cœur de la palmeraie de Marrakech, a-t-elle absorbé Emaar Saphira et Emaar Oukaimeden dans le cadre d’une opération de fusion à trois. Concrètement, l’entité absorbante, Amelkis Resort, a hérité de l’intégralité des actifs et des passifs des deux entités absorbées (à savoir respectivement près de 248 MDH et 153,5 MDH), soit un actif net cumulé de 94,5 MDH. Cet apport correspond essentiellement à l’écart entre la valeur du foncier détenu par Emaar Saphira et Emaar Oukaimeden et les dettes financières contractées par ces dernières. La rémunération de cette richesse s’est faite par émission de 275 098 actions nouvelles d’Amelkis Resort SA à une valeur unitaire de 343,90 DH (dont 243,90 DH au titre de la prime de fusion). Ce qui valorise, au passage, l’entité absorbante à près de 350 MDH, et hisse son capital de 100,3 MDH, à 127,8 MDH.   

Les projets d’aménagement
de la corniche de Rabat et d’Oukeimeden toujours en stand-by

Cette opération laisse subodorer que la résurrection du projet Saphira (27 milliards de DH) qui devait métamorphoser la corniche de Rabat sur un linéaire côtier de 11 km et celui d’Oukeimeden (11 milliards de DH) qui devait revigorer le tourisme alpin dans la région de Marrakech, n’est pas à l’ordre du jour. Il faut dire que le management d’Emaar Morocco avait déjà évité par le passé de donner un quelconque nouveau calendrier pour ces projets en stand-by depuis la crise économique et financière de 2008.

Pour Amelkis Resorts, qui s’étend sur une superficie de plus de 300 hectares, le groupe émirati affirme sa confiance dans le succès des autres phases du projet après la commercialisation réussie de la première tranche constituée de 55 villas (aux prix oscillant entre 4 et 7 millions de DH) bordant un golf de 36 trous. Enfin, l’autre grand projet d’Emaar situé à 20 km de Tanger (site de Tinja) est bloqué depuis plus d’an pour des raisons administratives alors que les constructions de la première tranche étaient bien avancées pour une livraison commerciale initialement prévue à fin 2010 ! Devant cumuler plus de 40 milliards de DH d’investissement, ce projet portait sur la construction de 2 500 villas et appartements de luxe ainsi qu’un hôtel de 600 chambres, des clubs de sports et de loisirs et des centres commerciaux et touristiques.