Le groupe Der Krikorian investit dans l’immobilier et la pêche

Le projet immobilier est mené en partenariat avec l’homme d’affaires Ahmed Chetrit

Le projet de société de pêche, plus ambitieux, en est encore à  la phase d’étude.

«Je lancerai d’autres grands chantiers au Maroc», avait annoncé André Krikorian en mai 2003, alors que les conflits avaient commencé à  se faire jour avec l’Etat marocain et l’Odep (Office d’exploitation des ports), les deux autres protagonistes de ce qui fut un moment son principal investissement au Maroc, la marina de Casablanca. Aujourd’hui, l’homme d’affaires confirme ses intentions. Avant même de partager le chèque de 350 MDH avec l’Odep (18 MDH) et Somagec, entreprise ayant effectué des travaux d’infrastructures sur la marina pour gagner plusieurs hectares sur l’océan, l’ex-président du deuxième opérateur de casinos en France (Compagnie européenne des casinos), racheté par le groupe Partouche en 2002, se lance concomitamment dans la promotion immobilière et la pêche hauturière.

Un projet immobilier de 180 MDH pour réaliser 1 680 logements près de Témara
Le premier investissement est mené à  travers la société General contractor Maroc (GCM) dont il porte 49,3 % du capital. Une part équivalente revient à  Invest groupe international SARL (49,3%), entité contrôlée par Ahmed Chetrit, l’ex-associé dans l’aménagement avorté de la marina de Casablanca. Le reste, soit 1,4 %, est la propriété d’une autre personne physique.

GCM est engagée vis-à -vis de l’Etat marocain dans un colossal investissement immobilier de 180 MDH qui consiste à  réaliser 1 680 logements dans la future cité Tamesna près de Temara. Cette agglomération satellite de Rabat est prévue pour accueillir 250 000 habitants à  l’horizon 2015. GCM est tenue de livrer le projet dit Amal dès 2009. Pour ce faire, les actionnaires (André Der Krikorian et Ahmed Chetrit) ont déjà  injecté, à  parts égales, en fonds propres, la somme de 10 MDH. De nouvelles augmentations de capital sont prévues parallèlement à  des financements bancaires.

Le deuxième projet concerne l’exploitation de bateaux de pêche hauturière par la société Univers Pêche. Le tour de table et le financement en sont encore au stade du montage mais de source proche du dossier, l’investissement projeté est des plus ambitieux.