Le groupe Amhal se désengage de la distribution de Gillette et Oral B

Il cède ses parts d’Avendis Cosmetics à des investisseurs du Moyen-Orient.
Avendis SA reste sous contrôle du groupe.

Le groupe Amhal cède le contrôle
(70 % du capital) de sa filiale Avendis Cosmetics qui détient la carte de distribution de Gillette et de la marque de brosses à dents Oral B sur l’ensemble du territoire marocain. L’opération a porté sur les 84 700 parts sociales détenues directement par Mustapha Amhal et dont la quasi-totalité (81 070 parts, soit 67 % du capital) a été cédée au nouvel actionnaire de référence, à savoir United Investment Group, appartenant à des investisseurs du Moyen-Orient. Le reste, 3 % du capital, a été repris par l’ex-gérant salarié Salahaddine Mouaddib, également actionnaire et directeur général d’Avendis SA, maison mère d’Avendis Cosmetics, qui, elle en revanche, est restée dans le giron du groupe Amhal et continuera de s’occuper de la distribution des piles Duracell et du petit électroménager de marque Braun.

Le chiffre d’affaires en hausse, mais la rentabilité toujours faible
Mais avant ce changement de contrôle, Mustapha Amhal et ses ex-associés avaient renfloué, en décembre 2006, une énième fois le capital de la filiale pour un montant de 5 MDH, en le portant à 12,1 MDH, après y avoir injecté le même montant en avril 2005. Cette ultime recapitalisation était devenue indispensable car les pertes cumulées au cours des derniers exercices avaient plongé les fonds propres dans le rouge (-10 MDH en 2004 et -5 MDH en 2005). Une situation qui trouve son explication dans la conjugaison préjudiciable d’un besoin en fonds de roulement grandissant (facilités de paiement consentis aux commerçants) et un investissement important dans la logistique. Ce qui annihilait, à travers des charges financières et des amortissements conséquents, la croissance louable du chiffre d’affaires qui devrait approcher les 200 MDH en 2006.

Il semblerait ainsi qu’Amhal ait arbitré en faveur de nouvelles activités plus rentables et moins risquées comme l’immobilier résidentiel et de bureau, à travers Imarvest et Primadis. Surtout qu’avec une rentabilité nette inférieure à 1%, et malgré un net redressement au cours de l’année écoulée, Avendis Cosmetics était loin d’être une machine à cash pour le groupe