Le français Delfingen Industry recapitalise sa filiale marocaine

Le capital de Delfingen Tanger a été porté à  11,9 MDH avant d’être ramené à  4,6 MDH par apurement des pertes antérieures. Avec l’autre filiale, Delfingen Maroc, basée à  Casablanca, le groupe a réalisé au Maroc un chiffre d’affaires de 150 MDH en 2010.

L’équipementier automobile français, Delfingen Industry (ex-HBS Tecchnologie), planche sur la restructuration de haut de bilan de sa filiale marocaine. En effet, d’après des sources bien informées, le groupe basé à Besançon vient de procéder à une recapitalisation de Delfingen Tanger dans le cadre d’une opération accordéon. Aussi, le capital de cette entité créée en 2000 a-t-il été porté dans un premier temps de 100 000 DH à 11,88 MDH, avant qu’une réduction de capital d’un montant de 7,37 MDH ne vienne le ramener au niveau de 4,56 MDH, et ce, par apurement de la quasi-totalité des pertes antérieures.

Cette opération fait suite au nettoyage des comptes en 2010 de l’autre filiale marocaine, Delfingen Maroc, une plateforme commerciale basée à Casablanca qui a fait l’objet d’un redressement fiscal au titre des exercices allant de 2006 à 2009. En dotant ses filiales des moyens financiers nécessaires à leur développement, le groupe Delfingen Industry confirme ainsi ses ambitions au Maroc, notamment à Tanger où il emploie plus de cent personnes. Ces filiales se sont d’ailleurs distinguées en 2010 par une croissance vigoureuse avec un chiffre d’affaires cumulé de 150 MDH (contre 120 MDH en 2009) et une rentabilité en net redressement comme en témoigne le résultat net qui avoisine désormais les 5 MDH (contre moins de 1 MDH un an auparavant).

Rappelons que le groupe Delfingen Industry est spécialisé dans la protection du câblage électrique et des solutions de transfert de fluides. Coté à la Bourse de Paris, cet équipementier vient de publier des résultats à fin juin 2011 en forte amélioration après des exercices 2009 et 2010 assez difficiles. Son chiffre d’affaires au titre de cette période s’est hissé à 58,2 millions d’euros, en progression de 10% en glissement annuel. Outre la France, son dispositif industriel compte 18 implantations de production à travers le monde, dont notamment le Brésil, le Mexique, le Maroc, la Roumanie ou encore les Philippines.