Le factoring à l’international pèse 10 à 15% de l’activité du secteur

C’est un outil de mobilisation et de garantie des créances nées à l’étranger. Le coût se compose de la commission d’affacturage et celle de financement.

Dans un contexte de resserrement grandissant des liquidités chez les PME, les solutions de mobilisation du poste clients ont le vent en poupe. Et l’engouement ne se limite pas aux créances naissant de l’activité domestique. Même le chiffre d’affaires réalisé avec des clients étrangers est de plus en plus encaissé dès sa facturation. L’affacturage à l’international fournit, en effet, une solution idoine pour recevoir du cash immédiatement (notamment pour les entreprises orientées export) au lieu d’attendre l’extinction du délai convenu avec son partenaire commercial étranger.

Au même titre que le factoring domestique, l’affacturage international est une relation tripartite unissant le vendeur (appelé adhérent), son client et le factor, à qui les créances clients sont transférées principalement par la voie de la subrogation en contrepartie de la garantie, du financement et du recouvrement. Concrètement, cette technique permet une mobilisation du poste clients dès facturation : le factor règle à l’adhérent une quotité pouvant atteindre 90% du montant TTC de la facture émise, puis s’occupe de son recouvrement auprès du client final. Le schéma est identique à l’avance sur créances nées à l’étranger proposées par l’ensemble des banques de la place, souvent dans le cadre des marchés décrochés à l’étranger par leurs clients.

L’affacturage international, plus complexe à mettre en œuvre que le domestique, est pourtant judicieux, étant donné que les délais sont généralement plus longs et le sort des factures plus incertain. D’après les estimations des professionnels, le factoring international pèse actuellement entre 10 et 15% de l’activité du secteur.

En dehors du financement du gap généré par le décalage régulier entre la facturation et l’encaissement, une forte croissance du chiffre d’affaires ou une activité saisonnière peut également justifier le recours à cette technique. En règle générale, sont éligibles les entreprises qui travaillent avec des clients structurés éligibles à l’assurance-crédit (qui renseigne les Factors sur les plafonds de transactions couverts à ne pas dépasser).

La gestion des créances nées à l’étranger peut représenter un poids pour l’entreprise, nécessite du temps et peut avoir un coût élevé, particulièrement si les ventes couvrent un large éventail de pays. L’affacturage international permet ainsi de décharger le service comptabilité. De cette manière, l’entreprise se concentre sur son core business. Côté tarification, le coût d’une opération d’affacturage se compose de deux commissions : la commission d’affacturage et celle de financement. La première couvre la prime de l’assurance-crédit, le recouvrement et les frais de traitement et de gestion. Elle correspond à un pourcentage du montant des factures cédées par l’adhérent. Le taux varie en fonction de plusieurs paramètres : la taille moyenne des factures transmises par l’adhérent, le délai moyen de règlement clients, la qualité des débiteurs mais également la diversification du portefeuille soumis à l’affacturage. Le taux appliqué sur le marché est compris entre 0,5% et 2,5%. La deuxième commission, dite de financement, rémunère, elle, l’utilisation réelle des fonds mis à disposition de l’adhérent sur son compte courant commercial. Elle est généralement calculée sur la base d’un taux proche de celui appliqué pour les crédits de trésorerie.

En quoi consiste l’affacturage international?

Que ce soit à l’échelle locale ou internationale, l’affacturage est une technique de financement permettant à une entreprise de céder ses factures à une société d’affacturage. Elle permet donc une mobilisation du poste clients dès la facturation. Le factor règle à l’entreprise le montant de la facture émise puis s’occupe de son recouvrement auprès du client final.

Quels sont les avantages de l’affacturage international pour les PME ?

Dès lors qu’une entreprise effectue des opérations à l’international, les délais de règlement sont plus longs et souvent aussi plus incertains. Il faut par conséquent tenter d’y remédier. L’affacturage international permet à l’entreprise de sécuriser ses créances sur l’étranger grâce à la garantie contre les risques d’impayés sur ses acheteurs, d’externaliser son processus d’encaissement et de recouvrement, mais aussi de financer sa croissance en optimisant sa trésorerie et ses flux entrants. Ce service est d’autant plus important pour les PME qu’il leur permet de préserver la rentabilité de leurs opérations export, de se concentrer sur leur cœur de métier et plus globalement d’assurer leur pérennité.

Comment Société Générale Maroc est-elle en mesure de proposer cette solution ?

L’affacturage est plus complexe à mettre en œuvre dans un contexte international, avec des clients situés à l’étranger. Société Générale Maroc s’appuie sur l’expertise et le savoir-faire de la Compagnie Générale d’Affacturage, filiale du Groupe Société Générale spécialisée dans le métier de l’affacturage sur le marché français et à l’international.

Concrètement, comment se déroule une opération d’affacturage à l’export ?

Pour dérouler le processus d’une opération d’affacturage international, je vais me mettre à la place d’une entreprise qui exporte. Voici donc les différentes étapes :

1- Je passe une commande commerciale à l’export.

2- J’effectue la livraison de la marchandise (ou la prestation de service) auprès de mon client à l’étranger.

3- J’adresse la facture à mon client, à l’appui d’une lettre de notification lui précisant que cette facture a été cédée à Société Générale qui devra en recevoir le règlement final.

4- Je cède ma facture à Société Générale qui m’avance les fonds sous 72h en me finançant jusqu’à 90% du montant TTC de la créance. La créance a bien entendu fait l’objet d’une étude préalable pour établir le montant maximum finançable selon la qualité et la solvabilité de mon client à l’étranger.

5- A l’échéance indiquée sur la facture, mon client étranger règle le montant de la créance à Société Générale qui me rétrocède alors les 10% qui n’avaient pas été financés lors de l’avance des fonds. Bien entendu, en cas d’impayé ou d’insolvabilité de mon client étranger, Société Générale prend directement en charge le recouvrement auprès du client.