Le fabricant de couches pour bébés Indas Maroc réduit son capital pour absorber des pertes

Il a du mal à  faire face aux importations en vrac. La société a concédé une perte de 3 MDH au titre du dernier exercice clos en juin 2013.

Les importations de couches pour bébés en vrac continuent de faire des victimes parmi les fabricants locaux. En effet, après Norsudex, filiale du groupe Novatis qui avait été secouée par cette concurrence qualifiée de déloyale, c’est au tour du petit fabricant Indas Maroc d’en faire les frais. Cette filiale à 100% du groupe espagnol éponyme, connue pour sa marque «Chilino» et basée à la zone industrielle d’Ain Sebaa à Casablanca, a récemment réduit son capital de 10,85 MDH en le ramenant de 11,45 MDH à 873000 DH.

Motivée par l’absorption des pertes cumulées au cours des derniers exercices (dont près de 3 MDH au titre du seul exercice clos à fin juin 2013), cette opération n’est que la première étape d’une restructuration plus profonde que l’actionnaire unique est en train d’étudier pour arrêter l’hémorragie financière de cette unité qui emploie 35 salariés permanents, presque tous des Marocains.

Le groupe est un des leaders des produits d’hygiène pour bébés et enfants en Espagne

Il faut dire qu’Indas Maroc, dont la création remonte à 1995, n’a jamais réussi à s’ériger en véritable plateforme dédiée à l’ensemble du marché maghrébin comme cela fut envisagé par sa maison mère.

Avec un chiffre d’affaires d’à peine 13 MDH en 2013 et 15,6 millions un an auparavant, cette première implantation industrielle du groupe Indas en dehors de la péninsule ibérique reste encore loin du «break-even» malgré une diversification en cours de route de son mix-produit par des produits d’hygiène (autres que les couches produites sur place) importés de sa maison mère et généralement plus margés (lesquels représentent aujourd’hui près de la moitié des ventes).

Le groupe Indas est un des leaders des produits d’hygiène pour bébés et enfants sur son marché domestique. En 2012, son chiffre d’affaires consolidé s’est établi à 173 millions d’euros (près de 2 milliards de DH) pour un effectif de près de 500 personnes, employées principalement sur son site historique de Tolède (centre d’Espagne).