Le déficit extérieur ramené à  6% du PIB en 2014

Le solde des opérations courantes a accusé un déficit de 53,1 milliards de DH en 2014, contre 66,2 milliards un an auparavant. La stagnation des importations et l’amélioration des exportations et des transferts des MRE y ont contribué.

La dynamique d’amélioration des comptes extérieurs, apparue en 2013, se confirme en 2014. Le compte des transactions courantes de la balance des paiements, pour cet exercice, accuse en effet un déficit de 53,1 milliards de DH, en recul de 13,1 milliards par rapport à son niveau de 2013, selon les données de l’Office des changes. Rapporté au PIB, dont on sait qu’il a fortement ralenti (voir page 12), ce solde courant représente 6%, au lieu de 7,6% l’année précédente et 9,8% en 2012. Cet allègement du déficit courant, que l’on peut qualifier de spectaculaire, résulte bien plus de la notable amélioration du solde des échanges de biens et services, exprimés Franco à bord (FAB) tant pour les importations que pour les exportations, que de celui des transferts courants ; celui des revenus étant structurellement déficitaire. En effet, les échanges de biens et services entre le Maroc et le reste du monde s’est soldé en 2014 par un déficit de 113,45 milliards de DH, au lieu d’un déficit de 130,7 milliards en 2013, soit un gain de 13,2 milliards. Ceci a permis d’améliorer le taux de couverture des importations par les exportations de 68,2% en 2013 à 72,4% en 2014.

La balance des revenus structurellement déficitaire

En s’en tenant à la balance commerciale, seule, qui retrace l’état des échanges des biens et qui constitue l’essentiel du commerce extérieur, le déficit a reculé de 12,74 milliards de DH, améliorant ainsi le taux de couverture de cette balance de 3,4 points, à 51,7%. Cela fait longtemps (cinq ans exactement) que le taux de couverture de la balance commerciale n’a pas atteint ce niveau.
C’est qu’en 2014, les importations de biens, et même en y ajoutant les services, ont stagné (-0,1%). En revanche, les exportations globales ont, elles, progressé de 5,9%. L’augmentation est de 7,2% pour les biens et de 4,1% pour les services. Avec une stagnation des importations de services, cette balance a dégagé un solde excédentaire de 4,9 milliards de DH, en hausse de 9,1% par rapport à 2013. Soit dit en passant, la balance des services et les transferts courants, structurellement excédentaire, a longtemps permis d’atténuer les déficits commerciaux, ce qui n’a pas pu être tout à fait le cas depuis environ 2007.

L’autre solde intermédiaire qui a permis l’allègement du déficit des opérations courantes, c’est celui des transferts des MRE : 59,2 milliards de DH, en progression de 2,3% par rapport à l’année précédente. C’est le niveau le plus haut là encore depuis cinq ans. La balance des revenus, on l’a déjà dit, est structurellement déficitaire. Son solde en 2014 est négatif de 21,1 milliards de DH, en aggravation par rapport à 2013 (-16,8 milliards de DH).