Le CRI de Casablanca fait son autoévaluation

Une étude sera confiée à un cabinet d’étude privé.
Objectif : dresser l’état d’avancement des 494 projets qui
ont transité par le CRI.

L’heure est à l’autoévaluation au Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca. Ce dernier veut, en effet, évaluer son efficacité en tant qu’instrument de facilitation des investissements et faire le bilan et l’état des lieux des projets lancés depuis 2003, année de sa création. Pour cela, les responsables du centre ont décidé de lancer une étude pour mesurer le niveau de mise en œuvre des projets d’investissement, hors immobilier, au titre de la période 2003-2006. L’ouverture des plis suite à l’appel d’offres lancé, il y a quelques jours, et auquel ont répondu quatre grands cabinets de la place, aura lieu le 18 septembre. L’étude proprement dite durera trois mois à partir de la date de notification.

Concrètement, et selon une source au CRI, il s’agira de savoir combien de projets ont été concrétisés, combien ont été abandonnés en cours de route, de recenser les difficultés rencontrées par les investisseurs lors de la création de leurs entreprises… L’étude doit donc toucher de manière exhaustive les 494 entreprises qui ont sollicité les services du CRI depuis sa création en 2003. Mais, en lui-même, ce nombre est déjà parlant, car il indique que le CRI de Casablanca n’est pas systématiquement sollicité par certains investisseurs qui préfèrent encore se débrouiller par leurs propres moyens. Est-ce par manque de communication de la part du centre ou pour d’autres raisons que moins de 500 entreprises ont été accompagnées par le CRI ? Voilà certainement une première question à laquelle l’étude devra répondre.

Quant aux raisons qui ont poussé le CRI à exclure l’immobilier du champ de cette étude, au moment où le secteur explose, il est expliqué auprès du centre que l’immobilier n’est pas vraiment pourvoyeur d’emplois stables, et qu’il n’apporterait donc pas de grandes indications par rapport aux objectifs de l’étude.