Le Congrès de Rabat, une occasion pour amorcer une construction collective

La formation et le développement des compétences constituent des leviers principaux pour la réussite d’un secteur de pointe telle que la logistique.

Ce n’est donc pas un hasard si, dans le cas du Maroc, la stratégie nationale lancée en 2010 a accordé une attention particulière à la question puisque parmi les contrats d’application un a été entièrement consacré au développement des compétences. Ledit contrat a d’ailleurs fait partie de la première fournée de contrats signée en mai 2014. Parmi les objectifs fixés dans cet contrat, la formation de 5000 formateurs spécialisés et de 200 managers sur la seule période 2014-2016 et le déploiement d’un plan sur cinq années pour la formation de 20 000 conducteurs routiers. Sur le plan de la qualité et de l’adéquation des formations, le contrat prévoit d’autres actions comme la création de centres de formation et d’apprentissage, le développement de centres de recherche ou encore le développement de produits ANAPEC adaptés au secteur de la logistique dans le cadre du mécanisme Taehil.

Des actions dont le contenu devrait être précisé davantage et chiffré à la lumière d’une étude sectorielle qui permettrait d’évaluer les besoins des opérateurs entre autres. C’est donc à juste titre si les organisateurs du 1er Congrès africain des transports et de la logistique, prévu à Rabat les 25, 26 et 27 novembre, ont consacré une bonne partie de leurs travaux à la question du développement des compétences.

Autre point d’intersection à signaler : la notion d’écosystèmes qui est en fait la thématique principale du congrès. Là aussi, force est de constater qu’au fil de l’avancement des grandes stratégies sectorielles au Maroc et de la montée en puissance des métiers mondiaux, les transports et la logistique se sont avérés être au centre même de la dynamique. La performance de nouveaux écosystèmes qui sont forcément régionaux sera tributaire en grande partie de la qualité et de l’efficacité des prestataires logistiques qui se développeront autour.

Une logique qui vaut aussi bien à l’intérieur même du Maroc que dans une vision d’interconnexion régionale avec les pays d’Afrique. Le tout, maintenant, est de construire un ou plusieurs modèles pour les dupliquer après. Et pour cela, un congrès tel que celui de Rabat est la meilleure occasion pour que les opérateurs et les décideurs de différents pays puissent amorcer une construction collective…