Le climat, nouvelle opportunité pour les investisseurs

Cet événement est organisé par l’International Development Finance Club (IDFC). Labellisé COP 22, il vise à encourager la communauté financière à intégrer le climat dans ses préoccupations.

Après une première édition organisée en mars 2015 à l’occasion de la COP 21 à Paris, l’International Development Finance Club (IDFC), un groupement de 23 banques nationales, régionales et internationales de développement, organise une nouvelle édition du Forum Finance Climat le 5 novembre à Casablanca. Ayant pour thème «la Fabrique des Solutions pour le Climat», cet événement labellisé COP 22 vise à encourager l’intégration des préoccupations climatiques au sein de la communauté financière. Il est accueilli par la Caisse de dépôt et de gestion (via CDG Capital), avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD) et d’autres partenaires.

L’objectif est de promouvoir un avenir à faible teneur en carbone et résilient face au changement climatique accompagné d’un développement économique et social. «Nous avons l’intention d’encourager l’intégration nécessaire des préoccupations climatiques au sein de la communauté financière et des marchés aux niveaux national, international et régional. Ces dernières années, l’IDFC et plusieurs de ses membres ont organisé et/ou participé à de multiples événements internationaux sur la nécessité de renforcer et d’élargir l’action financière climatique publique et privée. La création du Forum de l’IDFC en fait partie, dont la première édition s’est tenue à Paris en mars 2015», déclare Alexis Bonnel, sherpa de l’IDFC pour l’Agence française de développement.

L’Etat est appelé à appuyer la finance verte

La deuxième édition de 2016 arrive à une année charnière pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable et de l’Accord de Paris sur le climat obtenu lors de la COP21. «L’événement regroupera et élargira une coalition d’institutions financières publiques et privées de pays aussi bien développés qu’en voie de développement. Ces institutions sont engagées et déploient de nouveaux efforts et de nouvelles initiatives dans le domaine du financement climatique», explique Alexis Bonnel.

La finance climatique ou finance verte prendra une place plus importante dans les choix des investisseurs. C’est du moins l’ambition de l’IDFC. Dans ce cadre, la finance publique aura un rôle à jouer. Il réside dans l’aide et l’accompagnement de la finance privée dans la réorientation de ses financements. Alexis Bonnel propose trois voies d’accompagnement. «Tout d’abord, il faut appuyer les pays dans le développement des politiques et environnements favorables à l’investissement vert. En second lieu, un signal «prix» vert pour les investisseurs (prime verte…) doit être apporté. Et de manière générale, il est nécessaire de faciliter la levée des barrières de toutes formes à l’investissement vert (de-risking). La finance publique doit également faciliter l’accès des pays les moins développés à ces financements verts et à ces investissements de transition et résilients aux effets du changement climatique», clame le sherpa de l’IDFC.