Le cactus, une des cultures phares dans la province de Rhamna

Une journée d’études sur le cactus et les cultures alternatives a été organisée dans la province. Près de 50 000 ha, soit le tiers de la superficie plantée au niveau national, sont localisés dans cette province.

«Une agriculture durable pour l’adaptation aux changements climatiques : tel est le thème de la journée d’études sur le cactus et les cultures alternatives organisée par la direction provinciale de l’agriculture de Rhamna, en partenariat avec la province de Rhamna. Cette rencontre a porté sur les résultats de recherche pour le développement de la culture du cactus et sur l’échange d’expériences, avec des experts et chercheurs autour des cultures alternatives adaptées aux conditions sèches, capables de faire face aux défis du changement climatique, au niveau de la province de Rhamna. Dans ce sens, il est important de noter que la province de Rhamna se caractérise par un climat aride et une variabilité pluviométrique inter et intra annuelle très importante et une grande diversité des sols dégradés à faible potentiel de production. Elle est connue pour ses systèmes de production agricoles très peu diversifiés, dominés par une agriculture pluviale qui repose essentiellement sur la céréaliculture et l’élevage extensif.

Le PMV s’est fixé pour objectif d’élargir la diversité des systèmes de production

Le cactus reste alors une des cultures phares développées au niveau de la province dans le cadre du Plan Maroc Vert. Il couvre près de 50 000 ha, ce qui représente le tiers de la superficie plantée au niveau national, avec un objectif d’extension à 80 000 ha. Cet effort a été renforcé par la mise en place de 12 unités de valorisation et la création de 66 organisations professionnelles.

Compte tenu des effets du changement climatique, de l’avancée de la désertification et de la raréfaction de l’eau, la tutelle envisage de redoubler d’efforts pour trouver les moyens et les mécanismes d’adaptation et d’atténuation de l’impact de ces phénomènes sur les ressources naturelles et sur la sécurité alimentaire. Aussi, et pour une exploitation optimale des potentialités et des ressources naturelles au niveau des différentes régions, il est nécessaire de repenser les systèmes de production et de créer un équilibre, à travers les rotations agricoles et le recours aux cultures alternatives. Pour atteindre cet équilibre, le Plan Maroc Vert (PMV) s’est fixé pour objectif d’élargir la diversité des systèmes de production et de passer des systèmes de cultures peu performants dans les zones arides et montagneuses à des cultures alternatives, telles que l’arboriculture fruitière, le cactus ou les plantes aromatiques et médicinales. Ainsi, la priorité au niveau des plans d’action agricoles régionaux pour les projets pilier II a été donnée aux cultures qui s’adaptent aux conditions d’aridité et de pénurie d’eau au niveau de ces régions.