Le bond en avant remarquable des produits du terroir

Nette augmentation de la production et commercialisation, selon une étude de l’Agence pour le développement agricole. Promotion, marketing, présence dans les réseaux de distribution : les ingrédients du succès.

Axe majeur du Plan Maroc-Vert, le programme de valorisation et de commercialisation des produits du terroir est en train de donner de solides résultats. Une étude réalisée par l’Agence pour le développement agricole (ADA) sur un échantillon de 100 groupements producteurs représentant 17 filières de production, et ayant bénéficié de projets Pilier II et/ou  des programmes que mène l’Agence pour le développement  de la commercialisation des produits du terroir, a montré que le chiffre d’affaires des groupements représentant cet échantillon est monté de 9,78 MDH en 2008 à 321 millions en 2014. Il a tout simplement été multiplié par 32.

Cette performance est favorisée par la mise en œuvre de plusieurs  actions. D’abord la large campagne de promotion engagée par l’ADA. Celle-ci est principalement axée sur le renforcement de la notoriété de ces produits et la diffusion des spécifications des labels officiels AOP et IGP auprès du consommateur final en vue de dynamiser leurs ventes pendant les périodes de forte consommation.

La dernière action menée date du mois de Chaâbane. L’ADA a ainsi promu les produits du terroir et les labels officiels essentiellement dans les magasins de distribution moderne au niveau de 15 villes du Royaume : Rabat, Marrakech, Agadir, Tanger, Casablanca, Fès, Mohammédia, Meknès, Tétouan, Safi, Khouribga… Ces opérations consistaient à organiser des animations et du merchandising sur les lieux de vente. Elles venaient en appui aux campagnes de communication menées à travers la télévision, la radio, la presse écrite et l’affichage.

Une centaine de coopératives référencées auprès des grandes et moyennes surfaces

Il est à noter que dans le cadre de l’opérationnalisation des conventions de partenariat entre l’ADA et les réseaux de distribution moderne, une centaine de coopératives (représentant plus de 8 000 adhérents) ont pu être référencées auprès des grandes et moyennes surfaces. A ce titre, elles livrent directement et d’une manière périodique leurs produits aux distributeurs finaux et sans l’intervention des intermédiaires.

Des percées très révélatrices en matière de développement de la commercialisation des produits du terroir sont donc réalisées. La présence de la coopérative Nouarat Aïn Lahjar, créée en 2011 dans la commune rurale de BenKarrich et spécialisée dans les plantes aromatiques et médicinales, dans le réseau de distribution de l’enseigne Marjane est un bon exemple parmi tant d’autres. Il y a également Argana Noumskroud, créée en 2012 dans la commune rurale d’Ameskroud, qui opère dans la filière de l’arganier et qui a pu commercialiser des produits à design et packaging fort attrayants.

Comme quoi les produits du terroir peuvent parfaitement remplir leur mission de générateurs de revenus dans les zones rurales s’ils sont mis en valeur par un conditionnement adapté aux exigences du commerce moderne et si la logistique commerciale suit.