Le belge Bio investit à  Meknès dans la production de champignons destinée au marché local

Il vient d’accorder un prêt à  Kwiks Champis créée par des partenaires locaux et le Néerlandais Panbo Systems BV. La production cible de 7 tonnes par semaine est destinée aux secteurs de la distribution et?de l’hôtellerie restauration.

Cinq ans après avoir opéré un premier investissement au Maroc sous forme d’une prise de participation en fonds propres de trois millions d’euros (près de 34 MDH) dans Capital north africa venture (CNAV), la société belge d’investissement pour les pays en développement (plus connue sous le sigle Bio) a injecté quelque 600 000 euros (près de 7 MDH) dans un projet agroalimentaire à Meknès. Cette fois-ci, le concours de l’établissement créé en 2001 pour soutenir le secteur privé dans les pays en développement et émergents à travers le financement de projets privés (prêts ou investissement), et lui permettre d’accéder à une croissance et à un développement durables, s’est fait par l’entremise d’un prêt à taux préférentiel dont a bénéficié la société Kwiks Champis SARL. Cette joint-venture créée par des partenaires locaux et le groupe d’agro-industrie néerlandais Panbo Systems BV a investi près de 20 MDH dans une unité à Meknès qui ambitionne de s’ériger en producteur de référence de champignons au Maroc.

Le projet a permis la création de 30 emplois

Kwiks Champis dispose de six espaces de culture dotés d’équipements dernier cri de contrôle de température et de teneur en eau. Les deux partenaires comptent orienter la production cible de 7 tonnes par semaine vers les débouchés domestiques, notamment les surfaces de distribution et le secteur de l’hôtellerie restauration. L’export sera attaqué dans une deuxième phase. Ce projet a déjà permis la création de trente-deux emplois. La barre de cinquante employés devrait être dépassée dès l’année prochaine. Rappelons que le premier investissement de l’agence Bio au Maroc CNAV, est géré par Capital Invest, entité appartenant au pôle de private equity du groupe Benjelloun. Celui-ci étant aujourd’hui en phase de désinvestissement, l’institution belge cherche à développer ses financements dans un pays comme le Maroc qui ne représente encore que moins de 2% de ses encours globaux ou encore 5% de ses engagements sur le seul continent africain.