L’attractivité de la 3e licence GSM subordonnée à  une définition claire du fixe

«Tilifoun dial Dar » de Méditel et le service de Wana ne sont pas considérés comme du fixe par certains experts
L’Agence nationale de réglementation des télécommunications réfléchit à  la question.

Un nouvel épisode dans la dynamisation des télécommunications est enclenché.
Depuis l’officialisation de la décision de lancer un appel à concurrence pour attribuer une troisième licence de téléphonie mobile, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) poursuit sa réflexion sur le secteur, plus particulièrement en vue d’affiner la définition de la téléphonie fixe. Par exemple, «Tilifoun dial Dar», vendu comme un téléphone fixe, est supporté par le réseau mobile de Méditel, ce qui soulève quelques questions.

On peut donc supposer que l’opérateur lancera un nouveau produit entrant dans le cadre de sa licence de «nouvelle génération». De même, le téléphone à mobilité restreinte de Wana n’est pas considéré par les experts comme un téléphone fixe à proprement parler.

On le voit, il est aujourd’hui indispensable et même urgent d’arriver à une définition pointue du terme «téléphone fixe». En parallèle, l’agence de régulation travaille, «en partenariat avec les opérateurs, sur une définition claire des catégories d’abonnés, afin d’éviter des divergences et des “disputes” non justifiées sur le partage des parts de marché entre opérateurs».

Un marché potentiel de 10 millions de clients sur le mobile
En attendant, le régulateur est en train de finaliser le dernier volet de la loi d’orientation 2004/2008 portant sur l’attribution d’une troisième licence de mobile «2G», à savoir la téléphonie mobile classique.

Mais l’attractivité de cette licence dépendra justement d’une bonne définition des différents types de services (fixe et mobile).

Parmi les professionnels du secteur, certains laissent entendre que c’est Wana qui bénéficiera de cette troisième licence, et que ce n’est plus qu’une question de formalités. Karim Zaz, Pdg de la filiale télécoms d’Ona, dément formellement. «Cela dépendra essentiellement du cahier des charges et des différents paramètres qui entreront en jeu», explique-t-il. Un autre facteur de nature à pousser les offres d’acquisition de la licence à la baisse : la saturation du marché marocain ! Les responsables de l’ANRT, eux, démentent cette affirmation. «Aujourd’hui le taux de pénétration de la téléphonie mobile est inférieur à 70% et l’utilisation de cet outil reste limitée», est-il souligné.

Le marché potentiel adressable est donc de l’ordre du tiers de la population, soit 10 millions de nouveaux clients en perspective.
Au final, la réflexion de l’ANRT ne se limite pas à des questions de terminologie mais pourrait aboutir à l’élaboration de lois qui laisseraient toute latitude aux opérateurs en matière de choix technologiques».