L’ANAPEC cherche à  redorer son blason

Le nouveau DG veut renforcer l’autonomie des agences régionales

Nouvelles procédures pour le recrutement à l’international.

Les Assises de l’emploi, qui vont se tenir les 22 et 23 septembre courant, vont placer l’ANAPEC (Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences) au cœur de la mise en œuvre des annonces qui seront faites pour stimuler l’emploi (voir article page 22). Un contrat-programme sera signé avec le gouvernement pour fixer les moyens et les objectifs. En attendant, le nouveau DG, Hafed Kamal, s’attelle, selon un plan d’action à court terme, à renforcer l’autonomie des agences régionales pour leur permettre, dit-il, d’être en phase avec leur environnement économique, et particulièrement le monde de l’entreprise. De même, les équipes travaillent pour améliorer le système d’information et de pilotage des actions et, notamment, d’instaurer des procédures plus transparentes pour ce qui est du recrutement à l’international, dans le cadre de partenariat avec d’autres pays.

La mission est d’autant plus difficile que l’agence traîne toujours une mauvaise image auprès du public en raison de l’affaire Ennajat, qui avait été gérée de manière contestable par le ministère de tutelle, en l’occurrence celui de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Un contrat-programme sera signé avec le gouvernement
Il faut le rappeler, si l’Anapec, qui est au demeurant un bon instrument de promotion de l’emploi, a mal tourné, c’est parce que, dès le départ, elle a été phagocytée par un parti politique, en l’occurrence l’Istiqlal, dont le secrétaire général, Abbas El Fassi, était le ministre de tutelle. Ce parti y a placé de nombreux cadres de l’UGTM (Union générale des travailleurs du Maroc) venus principalement de l’Education nationale. La cohabitation avec le personnel issu de l’OFPPT (Office de la formation professionnelle) n’a pas été facile. La parfaite illustration est que, selon de nombreux témoignages des employés, le courant n’est jamais passé entre l’ancien DG, Rashed Chafik, qui ne cachait pas son appartenance politique, et son adjoint d’alors, un cadre de l’OFPPT.
Après le changement de gouvernement, le nouveau ministre de l’Emploi, Mustapha Mansouri (RNI), a hérité d’une agence difficilement gérable et d’une patate chaude appelée Ennajat, ce qui l’a poussé à faire le dos rond, en attendant le remplacement de l’ancien DG, qui a pris beaucoup de temps.
Aujourd’hui, tout le monde se réjouit que le nouveau DG ne soit affilié à aucun parti et qu’il ait fait l’essentiel de sa carrière à l’OFPPT. Affiliation politique ou pas, il est, nous a-t-il déclaré, décidé à redorer l’image de l’Anapec, uniquement par des actions en faveur de l’emploi.