L’AMMC et la Bourse de Casablanca sensibilisent les entreprises à la RSE

Un guide a été publié pour promouvoir la culture de la RSE auprès des émetteurs et des professionnels du secteur. Il fournit une approche pratique pour la mise en place de cette démarche et l’adoption du Reporting extra-financier.

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et la Bourse de Casablanca ont publié, jeudi 25 mai, un guide qui sensibilise à la responsabilité sociale des entreprises et au reporting Environnement, Social et Gouvernance (ESG). Ce guide, dont l’usage est pour le moment facultatif, a été réalisé avec le concours du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et de la CGEM, notamment sa commission RSE. Il est destiné aux sociétés faisant appel public à l’épargne. «Nous avons aujourd’hui deux OPCVM qui s’inscrivent dans une démarche de développement durable. Et il y a aussi des émissions d’obligations vertes qui ont été approuvées depuis le début de l’année. Nous espérons en voir davantage», déclare Karim Hajji, DG de la Bourse de Casablanca.

L’objectif de ce guide est de pouvoir préparer progressivement les entreprises faisant appel public à l’épargne au reporting ESG. Ce référentiel vise également à diffuser et à promouvoir la culture de la RSE auprès des émetteurs et des professionnels du secteur. Il permet de fournir une approche pratique pour la mise en place de cette démarche et l’adoption du reporting ESG. Ce dernier permet aux entreprises de communiquer sur leurs démarches RSE mises en place et sa performance à travers des axes environnementaux, sociaux et de gouvernance.

La politique durable doit d’abord être adoptée par la direction générale de l’entreprise

«Aujourd’hui, plusieurs études scientifiques appuient la corrélation positive entre performance ESG et performance financière de l’entreprise. L’intégration des objectifs de développement durable dans les activités des acteurs du marché présente un intérêt majeur pour les émetteurs qui trouveront dans la RSE et le reporting ESG un moyen d’améliorer leur profil de risque/rendement», explique Nezha Hayat, présidente de l’AMMC. Et d’ajouter «que cette démarche permet aux investisseurs qui pourront mieux apprécier les risques des émetteurs de prendre des décisions en étant mieux informés, tout en améliorant l’efficience du marché dans son ensemble».

Pour l’adoption de la démarche RSE, le guide prévoit plusieurs étapes. Tout d’abord, la politique durable doit être adoptée par la direction générale de l’entreprise. A partir de cette volonté du top management, il faut identifier les axes sur lesquels l’entreprise va pouvoir travailler. Ensuite, il est nécessaire d’identifier les activités et les parties prenantes tout en mettant en place les moyens pour pouvoir atteindre les objectifs fixés. Le dernier point consiste à faire le suivi de la mise en place de la stratégie RSE.