L’agrégateur Naturalim porte son capital à  28.2 MDH pour financer son investissement dans les pois chiches

Ces ressources complètent un programme d’investissement de 50 MDH visant la construction d’une unité industrielle sur un terrain concédé par l’Etat. La société a signé un contrat d’agrégation avec 500 producteurs de la région de Fès-Boulemane.

Moins d’un an après avoir signé un accord avec le gouvernement marocain portant sur la promotion de la culture du pois chiche, Naturalim SA, société à capitaux espagnols, passe à la vitesse supérieure. Les actionnaires de ce nouvel agrégateur de la région de Fès-Boulemane viennent d’augmenter son capital de 19 à 28,2 MDH. Cette injection de 9,2 millions vient compléter la partie d’autofinancement d’un programme d’investissement de près de 50 MDH. Naturalim a également lancé en parallèle, sur un terrain de 4 000 ha concédé par l’Etat marocain, une campagne de recrutement de techniciens et managers pour le lancement des opérations de ce projet ambitieux et original visant à ériger dès cette année une unité industrielle de valorisation du pois chiche.

La société a agrégé 347 producteurs dans une première tranche

Selon la convention, l’agrégateur va assurer aux 500 agrégés (347 pour la première phase du projet), l’approvisionnement en intrants nécessaires, les analyses de sol dans les laboratoires, un encadrement, une formation rapprochés et une assistance pour le développement de nouvelles variétés de légumineuses. Il s’engage également à prendre en charge la collecte, la réception et la valorisation de la production dans son usine de conditionnement ainsi que sa commercialisation sur le marché national et à l’export.

Outre le projet Naturalim, la région de Fès-Boulemane a connu jusqu’à présent, depuis 2009, deux autres expériences d’agrégation à fort potentiel de développement. D’abord dans la filière lait et plus précisément dans la commune rurale de Sbaa Rouadi (province de Moulay Yacoub) où les promoteurs d’une usine laitière de valorisation dénommée «Domaine Douiet» se sont engagés à investir 136 MDH pour agréger plusieurs dizaines d’éleveurs de vaches laitières. Le deuxième projet est celui de la filière «céréales», retenu dans les communes rurales de Ras Tabouda et Bir Tamtam (province de Sefrou). Il profite à 103 agriculteurs et consiste en l’agrégation autour d’une unité de stockage par «SCAB Fallah» d’une superficie de 1 690 ha et sur une période de 5 ans, avec un investissement de 46 MDH.

Rappelons enfin que le principe de l’agrégation, institué par le Plan Maroc Vert, repose sur une approche gagnant-gagnant dans laquelle l’investisseur (agrégateur) sécurise son approvisionnement en matière première grâce à des contrats avec des agriculteurs (agrégés). En contrepartie, il assure à des derniers diverses aides ou prêts (achat d’intrants et fertilisants, financement de campagne…) ou un support à la commercialisation ou autre leur permettant d’augmenter leur productivité, d’assurer un débouché et d’accroître leurs moyens.