Lafarge et SNI remontent 800 MDH de cash de Lafarge Maroc

Une réduction de capital non motivée par des pertes a été décidée le 10 août
L’opération qualifiée
de simple optimisation financière.

Lafarge et la SNI, tous deux actionnaires dans Lafarge Maroc, à raison de 50% chacun, ont choisi le mois d’août pour opérer une remontée de cash importante. L’assemblée générale extraordinaire tenue le 10 août a, en effet, approuvé une réduction du capital de Lafarge Maroc d’un montant maximal de 800 MDH pour le ramener désormais à 737,7 MDH. Comme indiqué dans le PV de ladite assemblée, dont un extrait a paru dans les annonces légales, cette réduction n’est pas motivée par des pertes. Il s’agit, en clair, d’une opération de remontée de cash. Le principe est simple : Lafarge Maroc procède au rachat auprès de ses deux actionnaires des actions correspondantes, en leur payant le prix bien entendu, puis à l’annulation pure et simple des actions rachetées. A la clé, 400 MDH pour chacun des deux.

Tout en affirmant qu’il s’agit effectivement d’une «remontée de cash», des sources à Lafarge Maroc expliquent que «cette réduction de capital n’est ni plus ni moins qu’une opération d’optimisation financière dans la mesure où il s’agissait de mobiliser, pour les deux actionnaires, de l’argent qui dormait depuis quelque temps». Tout en mettant en avant l’aspect routinier de l’opération, les mêmes sources rappellent également que cette réduction n’a strictement aucune incidence sur les activités opérationnelles du cimentier français au Maroc. «Le cœur de notre activité, c’est bien Lafarge Ciments, Lafarge Maroc n’étant que la holding de contrôle», est-il expliqué auprès du groupe. En effet, Lafarge Maroc, objet de l’opération de réduction du capital, contrôle 69,4% du capital de Lafarge Ciments, le reste étant détenu par d’autres actionnaires notamment la CDG (8%), la Banque islamique de développement (5,5%), la CIMR (3,9%) et Lafarge Cementos (0,6%), en plus du flottant en Bourse, soit environ 12%. La nuance est importante parce que, justement, pour Lafarge Ciments qui, elle, est cotée à la Bourse de Casablanca, une réduction du capital d’une telle ampleur n’aurait pas laissé le marché indifférent.