La ville de Tamansourt prend forme

Une année après, 50 % des travaux d’aménagement de la première tranche de 518 ha sont réalisés.
Une journée d’évaluation organisée samedi 24 décembre
2005 à Marrakech.

Une année seulement après le lancement des travaux, la ville de Tamansourt est en train de devenir une réalité. De fait, en douze mois, un travail énorme a été accompli. Après l’apurement de l’assiette foncière de 1 180 ha, les travaux de voirie sont aujourd’hui réalisés à 50 % sur la première tranche de 518 ha. Branchement à l’eau potable, électrification, téléphone, lancés en octobre 2005, seront achevés en avril 2006. Une seconde tranche de 526 ha est prévue ce mois-ci. Au volet boisement, 8 700 oliviers, 11 000 plants de palmiers, 500 arbres forestiers,… seront plantés durant le mois courant.
En fait, une première tranche de 731 logements à faible VIT (valeur immobilière totale) et 711 villas semi-finies, mis en chantier dès mai 2005, au fur et à mesure que l’aménagement du site avançait, est en partie livrée. Le partenariat avec le privé (national et étranger) est aussi très avancé puisque de nombreux îlots ont été attribués. Au total, 166 ha pouvant accueillir 32 000 logements sur les 58 000 prévus dans la ville lui sont réservés.

La RN n° 7 passe de 6 à 16 mètres de large
Pour le hors site, la route nationale 7 est passée de 6 à 16 mètres de large sur 12 km et le dédoublement du pont de Bouzemmour a été achevé en mai dernier. Idem pour les études relatives à l’électrification et à l’eau potable réalisées par l’ONE et l’ONEP.

Les investissements engagés jusque-là se montent à 500 DH sur un montant global de 10 milliards dont 2,3 milliards destinés aux infrastructure.
Le projet de création de Tamansourt, qui se veut un cadre de vie propre pour 300 000 habitants, comme l’explique Khatib Lahbil, directeur de l’ERAC Tensift, répond à l’impératif de désengorgement de Marrakech. Le choix du site s’est porté naturellement sur la commune de Harbil, à 7 km de la ville ocre. D’abord parce qu’il est conforme aux documents d’urbanisme, ensuite parce que c’est le plus proche, sachant que l’est de Marrakech est occupé par la Palmeraie, l’ouest par la zone irriguée et le sud par la zone touristique.
Sur le plan architectural, la nouvelle cité, qui disposera de 200 ha d’espaces verts, «se caractérise par la richesse des formes et par un habitat varié et peu dense, décliné en habitat social, individuel et collectif, habitat de standing moyen et amélioré, villas et même en médina reconstituée sur le modèle de Marrakech»

La nouvelle cité disposera de 200 ha d’espaces verts.