La Ve édition de Medlog remet le volet formation du contrat-programme logistique à  l’ordre du jour

Plus de 300 participants marocains et étrangers ont assisté pour débattre de la thématique. Les ressources humaines au coeur des préoccupations des professionnels de la logistique.

Lancées en 2007 par l’Agence spéciale Tanger Med (TMSA) et destinées à animer le débat sur la filière logistique et transport marocaine, les conférences Medlog traitent chaque année des problématiques d’actualité de la filière en réunissant acteurs privés et publics. Dans sa Ve édition, le choix a été porté cette année aux grands enjeux de la maîtrise des compétences critiques et savoirs nouveaux qui s’imposent désormais à tous les acteurs de la chaîne logistique. C’est ainsi que plus de 300 participants marocains et étrangers (opérateurs logistiques, portuaires, industriels, transporteurs et universitaires) ont pu échanger le 28 septembre dernier à Tanger sur les expériences et bonnes pratiques autour de la thématique «L’homme et la logistique : compétences et savoirs». La conférence a été également l’occasion de rappeler les stratégies gouvernementales dans le secteur, notamment la stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique présentée par le ministère de l’équipement et du transport et le Plan Maroc Innovation 2013, porté par le ministère du commerce, de l’industrie et des nouvelles technologies.

Formation de 61 000 personnes à l’horizon 2015 et 173 000 d’ici 2030

Le contrat-programme proposé par le ministère du transport va forcément de pair avec une dynamique au niveau de la formation aux différents postes professionnels. Il s’agit de mettre en place un plan de formation pré-embauche visant la formation de 61 000 bénéficiaires à l’horizon 2015 et 173 000 à l’horizon 2030 dans plus de 20 branches spécialisées de la logistique. Ainsi, à l’horizon 2015, ce sont 800 managers, 1 500 ingénieurs et 12 950 techniciens spécialisés qui devraient être embauchés. Ces profils verraient leur nombre respectivement porté à 2 400, 5 100 et 34 200 en 2030. La formation post-embauche, quant à elle, consiste en la mise en place d’une assistance technique OFPPT visant la mise à niveau des chauffeurs à travers l’introduction d’une formation minimale obligatoire de même type que les FIMO (Formation initiale minimum obligatoire) et FCOS (Formation continue obligatoire de sécurité) françaises. Pour ce faire, le plan sera axé sur des initiatives de concertation avec l’OFPPT pour la mise en place d’un plan de formation dans les filières des techniciens généralistes et spécialisés. Un premier accord a déjà été signé en ce sens et vise la création d’un institut de formation ferroviaire au Maroc suite au partenariat entre l’ONCF et la SNCF.