La société nouvelle des Moulins du Maghreb entame une nouvelle phase de croissance

L’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 450 MDH et capte une part de 10% sur le marché du blé tendre. Elle était pionnière dans le lancement de plusieurs types de farines. Des opérations de croissance externe sont envisagées.

La Société nouvelle des moulins du Maghreb (SNMM) fête ses 100 ans d’existence. Première minoterie à voir le jour en Afrique, elle s’impose actuellement comme l’une des plus importantes à l’échelle continentale. D’ailleurs, sur un marché qui rassemble 130 minoteries au niveau national, la société capte une part de 10% sur le marché du blé tendre.

Etabli sur une superficie de 1 hectare et employant un effectif global de 150 personnes, son complexe industriel, situé au centre de Casablanca, dispose d’une capacité de production de 6 500 quintaux par jour répartie entre trois unités. La société produit du blé tendre pour une clientèle locale exclusivement. Elle avait tenté il y a quelque temps certaines opérations à l’export, notamment vers les marchés algérien et libyen. Toutefois, certaines difficultés conjoncturelles l’ont poussée à mettre fin à cette aventure. En tout cas, sur le marché national, la SNMM travaille avec près de 400 clients dont le gros est constitué de boulangeries, cela en plus des usines de biscuiterie, de pâtes….

Chakib Alj, président de Gromic, société spécialisée dans l’importation et la commercialisation des céréales dont la SNMM bénéficie, assure que cette dernière a été parmi les pionnières dans le lancement de plusieurs types de farines, notamment la farine ménagère, de viennoiserie, spéciale et boulangère. Etant à la fois au four et au moulin, la société ne se limite pas à la seule production de farine, elle procède également à des tests dans un laboratoire équipé selon les normes internationales les plus avancées en matière de contrôle et de mesure, pour s’assurer de la qualité de ses produits. Ainsi, dans chaque moulin existe une boulangerie qui se charge de réaliser le produit final sur la base des farines produites en interne, avant de les commercialiser sur les marchés. Notons que les farines spéciale et boulangère représentent le gros du chiffre d’affaires de la société qui s’élève en moyenne à 450 MDH.

Il faut savoir que la société a volontairement baissé le rythme de sa production ces 5 dernières années en raison du ralentissement économique et de la recrudescence de la concurrence qui ont engendré une baisse des prix sur le marché. «Nous n’avons opéré aucun ajustement des prix. Nous avons choisi de baisser la production et de réduire nos charges pour pouvoir garder des marges raisonnables», explique M. Alj. Cependant, le top management envisage de redresser la barre dans les années à venir. En effet, la stratégie du groupe consiste en un développement plus rapide que ces 5 dernières années, que ce soit en termes de production ou de recrutement de nouveaux clients. De même, la politique du groupe devrait passer par une croissance externe, et ce, à travers des rachats de sociétés. Quoi qu’il en soit, la société ne devrait pas lésiner sur les moyens pour préserver ses marges et la qualité de ses produits. D’ailleurs, elle a obtenu plusieurs certifications dont ISO 9001 version 2000, ISO 9001 version 2008 & FSSC 22 000 et récemment ISO 9001 version 2015, en plus de l’agrément de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).