La situation dans le port de Casablanca inquiète la CGEM

Une réunion a eu lieu avec les responsables de Marsa Maroc et l’ANP.
Des commissions interprofessionnelles pour trouver des solutions.

La situation d’engorgement au port de Casablanca ne semble pas devoir s’améliorer rapidement. Les conteneurs continuent de s’accumuler, des bateaux sont en rade, et des navires chargés de marchandises refusent de se diriger vers Casablanca de peur de subir les conséquences de l’engorgement… C’est que ce port était pratiquement bloqué à  fin août. Situation qui a poussé la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) à  organiser une réunion lundi 3 septembre avec les responsables de Marsa Maroc, organisme opérant au sein du port (déchargement, manutention…) et ceux de l’Agence nationale des ports (ANP), au siège de cette dernière.

Certains opérateurs tardent à  sortir leurs marchandises du port.
La réunion, à  laquelle ont pris part les représentants d’associations professionnelles concernées, a abouti, selon un opérateur qui y a assisté, à  la formation de quatre commissions en vue de solutionner un problème à  l’origine de pertes financières dont on n’a pas fini d’évaluer l’ampleur. Rendez-vous a été pris pour le 27 septembre courant pour une nouvelle réunion générale afin de sortir avec des propositions.

La première commission o๠toutes les associations étaient représentées (opérateurs, transitaires, transporteurs, ANP etc.), pilotée par Marsa Maroc, a comme mission de recenser les conteneurs qui ont accompli toutes les démarches administratives mais que leurs propriétaires laissent en dépôt dans le port, participant ainsi à  l’engorgement. Le nombre de ces conteneurs dépasserait les 3 500. Certains estiment que la démarche est liée à  des calculs spéculatifs, notamment pour certains produits importés à  l’occasion de Ramadan. Des mesures seront donc proposées pour décourager ce comportement, et une des pistes évoquée serait de revoir les tarifs d’emmagasinage dans l’enceinte du port. Justement, la deuxième commission va plancher sur les problèmes de tarification pour introduire certains aménagements de nature à  décongestionner le port. Une troisième commission se penchera sur l’allègement des procédures et les abus perpétrés par les agents travaillant dans l’enceinte du port.

La dernière commission a été chargée de travailler davantage sur les problèmes structurels qui peuvent avoir participé à  cette situation.
Bref, au lieu de s’accuser mutuellement, les opérateurs et les responsables au sein du port ont décidé de collaborer pour mettre fin à  une crise qui risque d’étrangler l’économie, le port de Casa étant le plus important du Royaume. Dans la foulée, décision a été prise de sensibiliser les opérateurs économiques à  travers les médias pour que le port soit un lieu de transit des marchandises et non pas de stockage.