La reconstruction du marché de Sidi Maà¢rouf démarre dans les prochains jours

Le marché sera totalement détruit et reconstruit sur le même site. Il sera bà¢ti sur deux étages abritant des commerces, des bureaux et un centre social. Le nombre de commerces sera porté de 13 à  144.

Un vent de renouveau est-il en train de souffler sur les marchés municipaux de Casablanca? En tout cas, le projet de reconstruction du marché municipal de Sidi Maârouf suscite aujourd’hui beaucoup d’intérêt au niveau de la métropole.

Et pour cause, selon différentes sources au sein des instances de la ville, cette initiative pourrait relancer une liste de plusieurs chantiers de réhabilitation d’autres marchés municipaux, particulièrement les plus anciens. Pour rappel, plusieurs marchés emblématiques de la métropole, à l’instar du Marché central, celui de la rue d’Agadir ou encore du marché municipal Jmiaâ dans l’arrondissement de Derb Soltane ont été rénovés durant ces dix dernières années.  

En attendant de voir qui sera le prochain sur la liste, on sait d’ores et déjà que le marché de Sidi Maârouf devrait complètement changer d’envergure. Contrairement aux autres projets où les travaux ont surtout concerné le renforcement des structures et le réaménagement des locaux, ce marché sera totalement détruit et reconstruit selon de nouvelles normes.

Il sera bâti sur deux étages qui abriteront des commerces, des bureaux et un centre social, en plus des installations sanitaires. Les travaux devraient durer 12 mois, si l’on se fie au calendrier annoncé dans l’appel d’offres lancé dans ce sens. Le chantier ne pourra toutefois être ouvert que lorsque les commerçants actuellement installés au sein du marché auront déménagé. C’est du moins ce que nous explique Mohamed Kadiri, gouverneur de la préfecture d’arrondissement d’Aïn-Chock dont relève le marché.

En tout, les autorités de la ville en recensent treize au profit desquels des commerces provisoires devront être construits à proximité du site. «L’idée est que les installations provisoires soient mises en place à 20 ou 30 mètres du marché», précise-t-on. Cela ne devrait cependant nécessiter qu’une vingtaine de jours.

Le coût du projet est d’environ 8,5 MDH

Mais si le sort des 13 commerçants semble être réglé, celui des marchands ambulants qui se sont greffés au fil des années au marché est, lui, plus ambigu. Dans le projet tel qu’il a été validé par le Conseil de la ville du Grand Casablanca, aucune mesure spécifique n’est prévue pour les déménager.

Ils devraient même faire l’objet de la rigueur dont ont fait preuve les autorités de la ville pour mettre un terme à l’occupation anarchique des espaces publics par les marchands ambulants dans plusieurs autres arrondissements, notamment à Derb Soltane, Hay Hassani et Maârif (Derb Ghallef). «L’arrondissement d’Ain-Chock devra libérer les routes et les bords du marché occupés par les marchands ambulants», peut-on lire dans le document du projet. Néanmoins, ils pourront toujours prétendre à des commerces au sein du nouveau marché s’ils se conforment au cahier des charges imposé par la ville.

«Le nombre de commerces qui seront créés étant largement supérieur à celui de ceux exploités actuellement, un appel à manifestation d’intérêt devra être lancé pour recruter de nouveaux commerçants qui seront installés dans le marché», explique nos sources au sein de l’arrondissement d’Ain-Chock.

En effet, si le marché dans sa configuration actuelle n’accueille que 13 commerces, le projet de reconstruction prévoit l’aménagement de 144 locaux. L’investissement prévisionnel est d’environ 8,5 MDH. Et c’est le Conseil de la Région du Casablanca qui le prendra en charge. En plus de cette enveloppe, la commune urbaine devrait mobiliser un terrain de 1 320 m2 qui devrait permettre d’agrandir l’enceinte.

Il est enfin à noter qu’une convention de partenariat relative à ce projet lie la Région du Grand Casablanca, la Commune urbaine, l’arrondissement d’Ain-Chock et la préfecture d’Ain-Chock. La gestion sera confiée au Conseil de la ville et à l’arrondissement de Ain Chock.