La recommandation du ministère de la santé n’a pas suscité de panique chez les candidats au haj

Au ministère des habous comme dans les agences de voyages, aucun mouvement d’annulation n’est constaté. 25 000 personnes devront faire le pèlerinage.

Depuis que le ministère de la santé marocain a recommandé aux pèlerins, notamment ceux à risques, de ne pas se rendre en Arabie Saoudite, les réunions entre professionnels et autorités publiques se sont multipliées pour transmettre aux premiers les différentes mesures de précaution à communiquer à leurs clients. Si les agences de voyages ont d’abord craint un mouvement de panique chez les pèlerins, force est de constater qu’il n’en est rien. A la Fédération des agences de voyages du Maroc (FNAVM), on affirme en effet que «tout se passe bien». «Nous n’avons pas enregistré beaucoup d’annulations de voyages. Les gens sont très respectueux de leur devoir religieux. Seuls quelques pèlerins ont préféré annuler mais cela ne représente rien de critique pour notre secteur», confie un responsable au sein de la fédération. «Les gens se renseignent et nous les rassurons. Nous leur expliquons les gestes et les comportements à adopter et les précautions à suivre», confirme Fouzi Zemrani, voyagiste à Marrakech. Si aucun chiffre sur les annulations n’est avancé pour l’instant, elles semblent en tout cas être très isolées, que ce soit du côté des agences de voyages ou du ministère des habous. Rappelons que le quota accordé au Maroc pour le pèlerinage du haj se répartit cette année entre 21 000 pèlerins partant avec le ministère des habous et 4 000 ayant choisi une agence de voyages.

Les dégâts sont minimes voire inexistants

«Nous sommes en train de faire le point sur la situation», résume-t-on à la FNAVM. Et il y a beaucoup à discuter. Les modalités de remboursement en cas d’annulation suscitent en effet des questions. Pour ceux qui auraient annulé, les procédures de remboursement sont en cours de discussion. Pour l’heure, tout porte à croire que les pèlerins renonçant à leur voyage pourront bénéficier d’un remboursement (reste à savoir à quelle hauteur) ou choisir le report à l’année prochaine, l’argent ayant été déposé par les pèlerins étant sécurisé. Seules les agences de voyages qui auraient déjà payé leurs fournisseurs sur les lieux du pèlerinage pourraient rencontrer des difficultés.

Mais puisque les annulations sont rares, les dégâts sont minimes, voire inexistants. «Nous nous posons quand même la question du pourquoi maintenant ? Et pourquoi les personnes venant d’Arabie Saoudite ne sont pas elles aussi concernées par des mesures de précaution. Nous ne sommes pas au seuil d’alerte», se demande un professionnel du tourisme.