La production d’agrumes à  Souss-Massa-Draa devrait chuter

Le cycle de production ou de rendement des arbres et une vague de chaleur sont à  l’origine du repli.

A la veille du démarrage de la campagne d’exportation 2013-2014 d’agrumes qui commencera le 13 octobre, le comité de direction de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam) tient une réunion ce vendredi. Ordre du jour : examen des prévisions d’exportations. Aucun chiffre agrégé n’est communiqué à l’heure où nous mettions sous presse. Cependant, des professionnels de Souss-Massa-Draa prévoient, quant à eux, une chute de la production régionale de 32% par rapport à la campagne précédente, à environ 600 000 tonnes. En guise d’explication, ils invoquent des raisons techniques, notamment relatives au cycle de production ou de rendement des arbres, et la vague de chaleur qu’a connue la région du Sud. Toutes les agrumes sont concernées.

Le marché local risque d’être perturbé cette année

Le marché russe absorbe 50% des exportations. L’autre moitié est acheminée vers les marchés européens et d’Amérique du nord (Etats-Unis et Canada). Pour éviter les perturbations enregistrées lors de la précédente campagne -problème de qualité et effondrement des prix-, le Comité de coordination des agrumes, créé l’an dernier par l’Aspam, l’EACCE et les stations d’emballage, a arrêté des critères rigoureux afin de garantir la qualité requise pour pénétrer les marchés de l’export.

Ainsi, les fruits de bonne qualité devront respecter un taux de sucre supérieur à 10%, un taux de jus dépassant 40% et un taux de maturité supérieur à 8%. L’an dernier, beaucoup de producteurs avaient récolté précocement pour essayer de vendre à des prix élevés. Conséquence, les agrumes étaient de mauvaise qualité et les clients étrangers s’en étaient détournés. Les produits marocains étaient ainsi vendus à 1,50 DH le kilo sur le marché européen et même à 0,50 DH en Russie. Cette année, les professionnels du Souss éprouvent une autre crainte : «Il peut y avoir des perturbations sur le marché local car tous les fruits ne répondant pas aux normes établies par le comité y seront commercialisés. D’où un risque de baisse du prix de vente».