La population du Maroc multipliée par 3 depuis 1960

La population légale du Maroc s’établit à  33,85 millions d’habitants, dont plus de 86 000 étrangers. Elle a crû de 1,3% par an depuis le précédent recensement, celui de 2004. 70,2% de la population sont concentrés dans 5 régions.

La population légale du Maroc, au 1er septembre 2014, a atteint 33 848 242 habitants, selon le Haut commissariat au plan (HCP), producteur de cette statistique. Par rapport au précédent recensement, celui de 2004, le 5e du genre, la population a augmenté de 3 956 534 personnes, soit un accroissement de 13,24% en dix ans, ou de 1,3% par an. Depuis le 1er recensement en 1960 la population légale du Royaume a augmenté de plus de 22 millions d’habitants. D’un effectif de 11,63 millions en 1960, elle est passée à 15,34 millions en 1971, à 20,42 millions en 1982, à 26,07 millions en 1994 pour atteindre l’effectif de 29,89 millions en 2004.

Sur les 33,85 millions d’habitants que compte le Maroc désormais, 86206 sont des étrangers (les Marocains résidents à l’étranger n’étant évidemment pas comptabilisés, ils le sont dans leur pays d’accueil). Le taux d’urbanisation, qui était de 55,1% en 2004, monte, lui, à 60,3%. En 1960, le taux d’urbanisation était de 29,1%.

2,5 enfants par femme en 2004

Selon le Haut commissaire au plan, Ahmed Lahlimi, 70,2% de la population recensée sont concentrés dans cinq régions (selon le nouveau découpage régional), peuplée chacune de plus de 3,5 millions d’habitants. Au premier rang de ces régions, on trouve, sans surprise, la région du Grand Casablanca-Settat qui abrite 6,8 millions d’habitants. Suivent, dans l’ordre, Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Ce sont là les premiers éléments annoncés de l’opération de recensement qui s’est déroulée du 1er au 20 septembre 2014. Des données plus fournies relatives aux caractéristiques démographiques, socioéconomiques, culturelles de la population seront publiées ultérieurement.

Le constat qui s’impose d’ores et déjà est que le rythme de progression de la population ne cesse de fléchir. De 2,6% par an entre 1960 et 1982, il a baissé à 2,1% entre 1982 et 1994, à 1,4% entre 1994 et 2004 et à 1,3% entre 2004 et 2014.

Ceci est évidemment la conséquence d’une baisse générale de la fécondité, amorcée depuis les années 70 déjà. D’une moyenne de 7 enfants par femme en 1962, l’on est retombé à 2,5 enfants par femme lors du recensement de 2004 (le chiffre n’est pas encore publié pour 2014 au moment où cet article est rédigé). La progression du niveau d’éducation, l’accès plus ou moins facile aux moyens de contraception, le retard au premier mariage sont quelques-unes des raisons de la baisse de la fécondité.