La PME, locomotive de l’entreprenariat

L’association Jeunes entreprises au Maroc veut favoriser les échanges entre les promoteurs.
L’expérience de l’AFEM dans le développement de l’entreprenariat féminin mise en évidence.

Déterminer les moyens de soutenir les petites et moyennes entreprises dans leurs projets de développement et contribuer à faciliter l’échange d’expérience, le conseil et la collaboration intra-entreprises, tel était l’objectif de la rencontre sur les «programmes d’appui à la PME», organisée le 14 mai à Rabat par l’association Jeunes entreprises au Maroc (JEM), en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS).

Au nom de l’Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc (AFEM) qui compte aujourd’hui 650 membres, Fouzia Tarik a longuement évoqué son expérience dans le domaine de l’entreprenariat féminin. Cette association joue en fait un rôle important dans la promotion de l’entreprenariat féminin. Par exemple, les porteuses de projets ne disposant pas de local peuvent être hébergées dans l’un des 6 incubateurs de l’association et bénéficient d’une domiciliation commerciale pour une période de 18 mois, de nombreuses formations, d’une équipe de conseillers techniques permanents, ainsi que d’un accès privilégié à un réseau national et international de femmes chefs d’entreprises.

Le second projet phare de l’AFEM est le reprofilage, démarche consistant à améliorer l’employabilité et l’insertion professionnelle des jeunes femmes diplômées par le biais de cycles de formation, en alternance avec des stages en entreprise.
Le reprofilage a permis à plus de 120 jeunes filles diplômées au chômage d’être intégrées au sein des entreprises des membres de l’association. A noter que le pourcentage de femmes dirigeant des micros entreprises au Maroc est de 59,3%, contre seulement 56,8% pour les hommes.

Le statut d’auto-entrepreneur peut intéresser un potentiel de 1,7 million de personnes

Pour sa part, Houssam Fathi, responsable d’accompagnement TPE & auto-entrepreneur à l’ANPME, a mis l’accent sur «le nouveau métier» de l’agence qui consiste à accompagner les petites et moyennes entreprises, en vue d’en faire «une locomotive de l’entreprenariat». Et d’annoncer la mise en place prochaine d’un programme de financement public (équivalent à Imtiaz) destiné aux TPE. Leurs projets d’investissement pourront être financés à hauteur de 30% avec un plafond de 1,5 MDH par projet.

Parmi les autres sujets ayant fait l’objet d’un débat, il y a la loi relative au statut d’auto-entrepreneur. La question est de savoir si le statut réussira à séduire les actifs exerçant dans le secteur informel et qui sont estimés à environ 1,7 million de personnes.
Mahjoub Msahi, chef du département d’appui aux entreprises à la CCIS de Rabat a, quant à lui, mis en avant le rôle de la Chambre dans le développement des entreprises, et ce, à travers la facilitation des procédures administratives, l’organisation de cycles de formation, ainsi que la recherche de partenaires commerciaux et la mise en relation par l’organisation de rencontres B to B au profit des entrepreneurs.